SOCIÉTÉ

La règle des 48 heures pour les contrats d’intérim définitivement supprimée

La règle des 48 heures pour les contrats d’intérim définitivement supprimée

- EDA – Jaques DUCHATEAU

«un énorme pas en avant» selon la FGTB: l’accord prévoyant la suppression définitive de la règle des 48 heures pour les contrats d’intérim a été officialisé au sein du Conseil national du travail.

L’accord prévoyant la suppression définitive de la règle des 48 heures pour les contrats d’intérim a été officialisé mardi au sein du Conseil national du travail. A partir du 1er octobre prochain, un contrat pour travail intérimaire devra dès lors obligatoirement être signé avant que le travailleur commence son activité professionnelle, comme c’est le cas pour tous les autres contrats à durée déterminée. Cet accord constitue «un énorme pas en avant» dans la lutte contre les abus dans le secteur, a commenté mardi la FGTB Intérim.

Il arrive fréquemment que des missions qui étaient initialement prévues pour une semaine, soient converties en missions d’un jour dès que l’intérimaire tombe malade, illustre le syndicat socialiste, qui plaidait pour un tel accord depuis plusieurs années.

Un cadre a également été fixé pour les contrats de travail électroniques pour travail intérimaire avec signature électronique. Une application, ‘Interim@Work’, sera en outre lancée en octobre et permettra aux intérimaires de vérifier si l’agence d’intérim les a bien déclarés à l’ONSS.

«Cette mesure évitera bien des abus, notamment en cas de maladie du travailleur. Mais d’un autre côté, nous restons vigilants. Nous devons à tout prix éviter que la prolifération des contrats électroniques – et la rapidité avec laquelle ils peuvent être envoyés – n’entraîne une recrudescence des contrats journaliers successifs, ce qui serait un désastre pour les intérimaires», prévient Dominique Meyfroot, porte-parole de la FGTB Intérim.