MOUSCRON

Pour l’avocat de Detremmerie, la trahison de certains a aussi tué l’ancien bourgmestre

A l’issue des funérailles de Jean-Pierre Detremmerie, son avocat Me Gérard Rivière estime que la trahison de certains proches a aussi tué l’ancien bourgmestre.

Me Gérard Rivière, qui défendait Jean-Pierre Detremmerie, a estimé que ce n’était pas seulement l’affaire des finances occultes de l’Excelsior de Mouscron qui avait tué son client «mais la trahison de certains parmi ses proches, que ce soit au niveau politique ou footballistique», a-t-il commenté au micro de plusieurs médias présents aux funérailles de l’ancien bourgmestre. Au moment où un dernier adieu était donné à son ami, l’avocat savait que son client avaitbénéficié d’un non-lieu.

Me Gérard Rivière, qui a aussi présidé un club de football puisqu’il fut président du Racing de Tournai durant de longues années, a été mis au courant mardi matin de la décision de la chambre du conseil de Tournai de ne pas renvoyer son client devant le tribunal correctionnel.

«Le juge a dit qu’il n’y avait pas, dans son dossier, de charges suffisantes et que par conséquent, il y avait non-lieu. Cette décision a été prise sans considération de son décès puisque celui-ci est intervenu après les débats. Le juge a décidé que les préventions n’étaient pas fondées sur des éléments matériels objectifs qui permettaient des poursuites. Il est donc blanchi», a commenté Me Gérard Rivière qui estimait aussi que le délai raisonnable était dépassé dans ce dossier ouvert en 2007.

«Il n’a jamais digéré son expulsion du cdH en 2009»

L’avocat avait encore eu son client au téléphone vendredi après-midi. «Je lui avais dit qu’il y avait 90% de chances d’aboutir à un non-lieu. Il ne m’a pas suffisamment cru. Il faut croire que j’ai été plus persuasif devant le juge que devant lui», a commenté l’avocat au micro de No Télé.

Comme beaucoup d’amis de Jean-Pierre Detremmerie, l’avocat estime que la trahison de certains a aussi tué l’ancien bourgmestre. Jean-Pierre Detremmerie n’a jamais digéré son expulsion du cdH en 2009, ni la faillite de son Excelsior de Mouscron.

Les attaques menées contre son fils Sébastien, poursuivi devant le tribunal correctionnel et condamné pour des faits de harcèlement sur son lieu de travail, en l’occurrence la Gestion centre-ville de Mouscron, l’ont aussi profondément meurtri.