BELGIQUE

Alain Hubert s’est rendu en Antarctique pour un inventaire

Alain Hubert s’est rendu en Antarctique pour un inventaire

Alain Hubert et trois collaborateurs de la Fondation sont retournés à la station Princess Elisabeth. Belga

La mission menée par l’Etat belge en Antarctique ayant pris fin, Alain Hubert et trois collaborateurs de la Fondation polaire internationale (FPI) ont pu retourner à la Station princesse Elisabeth, conformément à l’arrêt de la cour d’appel de décembre 2015, pour y conduire un inventaire contradictoire.

Dans son arrêt, rendu en urgence, la cour d’appel estimait que si la Fondation avait l’interdiction de se rendre à la sation durant la mission de l’Etat, elle pourrait toutefois à nouveau y retourner dès le 23 février. Elle condamnait l’Etat belge à participer à l’établissement d’un inventaire contradictoire.

«Les négociations entamées entre l’État belge et la Fondation (...) ont contribué à permettre à Alain Hubert et à trois collaborateurs de la Fondation de retourner à la station Princess Elisabeth, en toute légalité et en accord avec la Secrétaire d’État Elke Sleurs, pour y conduire un inventaire contradictoire avec les représentants de l’État», écrit la FPI.

«L’accord avec Mme Sleurs stipulait l’autorisation d’une présence de quatre personnes de la Fondation entre le 19 et le 23 février», naunce toutefois le porte-parole de la Secrétaire d’état. «Ils sont arrivés tard le 19.»

La Fondation polaire annonce encore, vu le «peu de temps laissé aux deux parties pour établir de commun accord cet inventaire», qu’elle le terminera dès ce mardi, «en présence d’un huissier de justice comme prévu par la cour d’appel».

«La Fondation avait donné son accord pour ce timing», tient à souligner le porte-parole d’Elke Sleurs. De plus, «le vol retour de notre mission a été avancé au soir du 21 février pour des raisons météorologiques.» «La cour d’appel ajoutait qu’à défaut d’une participation volontaire de l’Etat, la FPI pourrait, après une mise en demeure officielle, lui substituer huisser. Or, nous n’avons jamais reçu de mise en demeure.»

La Fondation conclut qu’elle procédera également à un état des lieux.

Elle mentionne par ailleurs que le jugement «invitait les deux parties, au-delà de cet inventaire, à collaborer et à négocier un nouvel accord de partenariat pour les saisons à venir». «Le juge et la cour d’appel n’obligent en aucun cas à entamer des négociations pour un nouveau partenariat. Nous allons d’ailleurs lancer un marché public», précise de son côté le porte-parole.