ENSEIGNEMENT

Cours de philosophie et citoyenneté : le même programme pour tous

Cours de philosophie et citoyenneté : le même programme pour tous

La rédaction des référentiels pour le cours de philosophie et citoyenneté est en voie de finalisation. Reporters (Illustration)

Les écoles organisées par le réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ex-État) et celles relevant des communes, provinces et Cocof disposeront d’un même et seul programme pour l’organisation du cours de philosophie et citoyenneté qui doit débuter en septembre prochain dans l’enseignement officiel primaire.

C’est la ministre de l’Education, Joëlle Milquet (cdH), qui en a fait l’annonce, mardi, en commission de l’Education du Parlement de la Fédération Wallonie.

«Nous avons décidé d’innover…», a-t-elle confié en réponse à une question de Joëlle Maison (Défi).

En effet, si les référentiels (les compétences à atteindre) des différents matières sont élaborés pour l’ensemble des différents réseaux d’enseignement, ceux-ci jouissent toutefois d’une certaine latitude sur la manière dont ces objectifs seront atteints en définissant chacun leur propre programme de cours.

Pour le nouveau cours de philosophie et citoyenneté, il n’en ira toutefois pas ainsi. Par souci d’homogénéité, les pouvoirs organisateurs de la Fédération et de l’enseignement officiel subventionné élaboreront un programme de cours commun.

La rédaction des référentiels pour ce cours en primaire est en voie de finalisation. Ceux-ci devraient être adoptés d’ici la fin de ce mois de février et présentés le 7 mars prochain devant la commission de pilotage (COPI) de l’enseignement, a ajouté la ministre.

Pour le secondaire, la rédaction des référentiels se poursuivent, le nouveau cours n’y étant prévu qu’à partir de la rentrée de 2017 seulement.

Quels titres seront requis?

Reste encore à trancher une autre question épineuse: la question des titres requis pour pouvoir donner ce nouveau cours de philosophie et citoyenneté.

De nombreux enseignants de morale ou religions redoutent en effet de perdre demain de nombreuses heures.

Devant les députés, la ministre Milquet a répété mardi qu’il n’y aurait pas de pertes d’emploi comme le gouvernement s’y est engagé l’été dernier.

Lorsque les référentiels seront arrêtés, il appartiendra alors à la Commission interréseaux des titres de capacités de se prononcer sur les titres requis, suffisants et de pénurie spécifique pour le nouveau cours. Selon la ministre, les professeurs et pouvoirs organisateurs devraient y voir plus clair d’ici la mi-mai.