COURT-SAINT-ÉTIENNE

« Dans certaines rues, les gens se garent sur les trottoirs depuis vingt ans… »

« Dans certaines rues, les gens se garent sur les trottoirs depuis vingt ans… »

Vincent Duseigne, agent constatateur de la Commune de Court-Saint-Étienne, constate ici une infraction de stationnement sur une place pour handicapé. -

Cela doit changer, mais pour l’agent constatateur, pas question d’y aller frontalement. Il faut privilégier la souplesse et la pédagogie.

Depuis six mois, les cinq communes de la zone Orne-Thyle (Chastre, Court-Saint-Étienne, Mont-Saint-Guibert, Villers-la-Ville, Walhain) sanctionnent les infractions en matière d’arrêt et de stationnement. Le système des sanctions administratives communales (SAC) permet aux communes d’infliger des amendes liées au code de la route.

À Court-Saint-Étienne, la qualité de vie et la sécurité des habitants sont les deux priorités.

Vincent Duseigne, agent constatateur de la Commune, est chargé de constater, poursuivre et réprimer les infractions. «En matière de stationnement, je donne autant que possible des avertissements en expliquant l’infraction pour éviter que cela ne se reproduise. Je fonctionne de cette façon car les habitants stationnent, dans de nombreuses rues, leurs voitures sur les trottoirs et ce depuis vingt ans. Mon but n’est donc pas de verbaliser ni de remplir les caisses de la Commune», explique Vincent Duseigne.

Cette nouvelle compétence de la commune représente un surcroît de travail pour l’agent constatateur: un tiers de travail en plus. «Nous mettons la priorité sur les usagers faibles (piétons, cyclistes, personnes handicapées…) poursuit Vincent Duseigne. Court-Saint-Étienne est un territoire semi-urbain. Il n’y a donc pas de stationnement payant dans la commune. C’est plus cool, on agit positivement envers notre population mais il y a beaucoup de travail à faire notamment au niveau du stationnement aux abords des écoles…»

Dans 98% des cas, lors de toute infraction (stationnement, tapage, dépôt de déchets, déjection canine…)

Vincent Duseigne essaye de dialoguer avec la personne fautive et d’expliquer avec pédagogie comment se passe la vie en communauté. Les 2% restants correspondent à des procès-verbaux. «En 2015, nous avons enregistré ainsi 1 200 “ négociations ” avec les riverains contre une trentaine de procès-verbaux».

Depuis début février, la Ville de Braine-l’Alleud a également signé le protocole d’accord négocié par la Province concernant ses nouvelles sanctions administratives communales en matière de stationnement.