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Du positif pour Caterpillar et AGC à Charleroi

Du positif pour Caterpillar et AGC à Charleroi

Le taux d’insertion dépasse les 50%. BELGA

Le Forem, la FGTB et la CSC ont dressé, lundi à Charleroi, le bilan des cellules de reconversion mises en place en commun, après les licenciements survenus en 2014 chez AGC et Caterpillar.

Un bilan qui témoigne d’une reconversion plus qu’encourageante, avec un taux d’insertion de plus de 50%, estiment les trois partenaires.

En mars 2014, Caterpillar Gosselies avait connu le licenciement de 1.331 travailleurs, ce qui avait suscité la mise en place d’une cellule de reconversion, en partenariat entre le Forem et les deux syndicats. Parmi les travailleurs fréquentant cette cellule, 372 étaient concernés par la mesure de chômage avec complément d’entreprise.

Caterpillar avait prévu la mise à disposition de 500.000 euros pour les ouvriers et de 250.000 euros pour les employés pris en charge par cette cellule. La convention prévoyait aussi que les montants non utilisés iraient à de la formation interne à l’entreprise.

D’autre part, une cellule de reconversion AGC a été mise en place en septembre 2014, lors du licenciement de 144 travailleurs.

Il s’agissait, dans chaque cas, de proposer aux travailleurs des formations collectives permettant la recherche d’emploi, de visiter des centres de formation et des sièges d’activités et de mettre en valeur leurs compétences, collectivement et de manière individuelle, ou de leur proposer d’autres formations. Plus de 500 modules de formation ont été suivis.

Le taux d’insertion dépasse les 50%, indiquent les trois partenaires.

Le député européen Hugues Bayet a rappelé l’intervention dans ces cellules du FEM (Fonds européen d’ajustement à la mondialisation) en cas de licenciement d’au moins 500 travailleurs d’une entreprise.

La secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska, et le secrétaire général de l’interrégionale wallonne de la FGTB, Thierry Bodson, ont insisté sur le rôle moteur qu’y ont joué les délégués syndicaux des entreprises concernées, notamment par le soutien humain qu’ils y ont apporté, et qui est supérieur à ce que peuvent apporter des entreprises privées d’outplacement, ont-ils estimé.


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