PERWEZ

Perwez : le carnaval reste bien debout malgré le vent

La dix-septième édition du carnaval de Perwez restera un bon cru pour les organisateurs.

C’était un peu le slogan au moment de planter les premières éoliennes dans la commune: «A Perwez, le vent souffle fort car on est sur le plus haut plateau brabançon.» Mais le vent est devenu un ennemi pour les organisateurs locaux. Il y a 5 ans, ils avaient même dû annuler le carnaval à cause de la tempête. Et cette année, on n’en était pas loin, mais il faut dire que la protection des chapiteaux a été renforcée.

Ce qui ne veut pas dire que tout le monde était en route à 14 h… Il a fallu attendre on ne sait trop quoi et puis lorsque le cortège s’est mis en branle, il a mis une heure pour descendre la rue de la Station longue de 280 mètres. En cause, les gilles qui n’arrêtent plus de danser. On avait prévu leur départ une heure avant les chars mais, manifestement, ils ont tracé eux-mêmes leur horaire. «Oui mais nous, on est en route depuis 5 heures du matin, explique un des gilles. Et on a déjà animé pas mal dans les rues. Alors, on devait se sustenter à la Posterie, ce midi.»

Comme en plus, il fallait tenir compte du passage du bus du TEC, tout cela explique le retard et le bouchon de chars.

Heureusement, le tour emprunté par le cortège a été raccourci et tout le monde était de retour à un peu plus de 16 h. Au grand soulagement des lanceurs de confettis qui ont connu un réel effet boomerang avec le vent.

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 Il a fallu attendre on ne sait trop quoi et puis lorsque le cortège s’est mis en branle, il a mis une heure pour descendre la rue de la Station longue de 280 mètres

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On notait une grande diversité dans les thèmes des chars: le char des marins du patro en tête et celui de l’extrascolaire avec ses clowns. ça, c’est pour les jeunes. En fin de parcours, on retrouvait notamment le char des pirates «les Corsaires de Perwézi» emmené par André Antoine et qui précédait celui des «Red devils» apparenté à l’opposition Ensemble? Ces deux chars étaient séparés par Carpe Diem, un char conçu par Christophe Charlet qui nous conte sa mésaventure: «Normalement, on était plusieurs du comité pour réaliser ce char mais je me suis retrouvé seul et j’ai souqué ferme pour le terminer.» On préfère taire le nom du comité.

À noter que, malgré le mauvais temps, les groupes venant du namurois et du côté de Villers-la-Ville étaient bien là: «Allez, on aura peut-être enfin de la neige l’an prochain», confie un des organisateurs.

Vite dit

Pluie
Les organisateurs ont poussé un grand « ouf » de soulagement : « Samedi, on a quand même eu 200 enfants malgré une pluie incessante, expliquait Alain Charlet avant le départ du cortège. Aujourd’hui (lisez hier), on espère que ça va se calmer un peu et que le public viendra. En tout cas, je n’ai connu aucun désistement parmi les groupes et chars. » Souhait partiellement exaucé puisque la pluie a presque cessé durant l’après-midi.
Sécurité
Les policiers ont remarqué que des figurants étaient déjà juchés sur leurs chars avant le lieu de départ. « L’an prochain, ce sera la sanction directe, tenez-le vous pour dit. On ne peut fermer les yeux là-dessus. »
La maréchaussée a, en plus, eu des problèmes en voulant retarder le passage du cortège sur la nationale pour laisser passer un bus du TEC. Des efforts pour rien car on n’a pas vu de bus.
Politique
S’étaient-ils donné le mot ? Les deux groupes politiques présents au conseil communal avaient un char : des corsaires pour les pirates à André Antoine, des Diables rouges pour le groupe Ensemble de l’opposition. Mais le match entre eux, c’est pour… 2018.
Propreté
Si le circuit a été raccourci de moitié, c’est pour permettre à la balayeuse louée par la commune de terminer son travail avant la tombée de la nuit.
Repas
Au menu de certains gilles ce matin à 6 heures : omelette au lard et champignons préparés par un cuistot local. Des vitamines pour une longue route.