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Simon Scohier en bronze au National: «L'impression d'avoir été volé»

Simon Scohier en bronze au National: «L'impression d'avoir été volé»

Simon Scohier a assuré l’essentiel en petite finale malgré une préparation perturbée. EdA - Alan MARCHAL

Malgré le bronze, Simon Scohier, de l’Inter Gembloux Wavre, revient déçu du National. En cause, une demi-finale “pas correcte”.

Du 100%. En glanant trois médailles ce week-end lors des championnats de Belgique jeunes, l’Inter Gembloux Wavre a réussi son pari: décrocher un podium dans chacune des catégories où il était représenté. Pourtant, en y regardant de plus, il est un Intériste qui n’avait pas vraiment le sourire à Herstal. En effet, à l’inverse de Quentin Lepine (U15) et Jose Castillo Tanger (U21), Simon Scohier (U21) en avait gros sur le cœur au moment de monter sur la troisième marche du podium.

«Mon résultat m’énerve: je suis venu pour remporter l’or et je rentre avec le bronze, peste le champion régional en titre (-66 kg). Je pensais que cette année était la bonne, que j’allais enfin décrocher ce titre qui me manque et je le vois encore me filer entre les doigts. Tout ça à cause de cette demi-finale...»

Qualifié pour sa demi après une bonne entame de compétition, l’Intériste a vécu une finale avant la lettre face à Jeroen Casse. «Je m’attendais à le rencontrer à ce stade de la compétition, raconte Simon Scohier, élite au sein de la Fédération francophone (FFBJ). Comme il m’avait déjà battu au National seniors, j’avais travaillé toute la semaine pour bloquer sa garde, qui est son point fort. J’étais bien préparé. Malheureusement, les arbitres ont tout gâché. Ils m’ont sanctionné à plusieurs reprises durant le combat alors que c’est moi qui attaquais tout le temps. En face, Jeroen ne faisait rien: il se contentait juste de mettre ses bras et de faire de fausses attaques. Mais ça, les arbitres ne l’ont pas vu visiblement. Et ça m’énerve parce que ce n’est pas le meilleur ou le plus combatif qui gagne dans ce cas-là. J’en serre encore les dents! » Surtout que c’est cette défaite qui a mis aux espoirs de titre du champion régional. Et qui a même failli lui coûter sa place sur le podium.

L’Euro en tête

Car, en plus de voir l’or s’envoler, Simon Scohier avoue avoir connu une fin de tournoi compliquée. «J’étais forcément très perturbé par ce qui s’est passé en demi-finale, à tel point que je ne me suis pas très bien préparé mentalement pour ma petite finale, mon dernier combat de la journée. Heureusement, ça ne s’est pas trop mal passé. » Opposé à Zachary Patris, un autre élite francophone avec qui il s’entraîne souvent, l’étudiant néolouvaniste n’a pas pris de risque et a géré l’avantage marqué dans la seconde partie de la rencontre.

Finalement troisième, juste derrière le finaliste malheureux Yusup Adashev et le champion de Belgique Jeroen Casse, Simon Scohier ne décolère pas - «Je me sens floué car je sais que je suis aussi bon que ces deux judokas» - mais veut aussi retenir du positif de cette journée: «Dans l’ensemble, j’ai fait ce que je devais faire sur le tapis. Je ne peux pas m’en vouloir. Et puis, je sais désormais qu’il me faudra toujours marquer des points sur mes adversaires. Histoire de ne pas compter uniquement sur les arbitres. »

Loin d’être abattu pour autant, le sociétaire de l’Inter Gembloux-Wavre préfère désormais penser aux prochains rendez-vous qui se présentent à lui. Outre le tournoi de Bremen (Allemagne), il prendra également part à quelques European Cup: « J’espère y faire un maximum de bons résultats pour espérer être repris pour les prochains championnats d’Europe qui constituent mon grand objectif de la saison. »