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National jeunes: la passe de trois pour l’IGW et Sambreville

National jeunes: la passe de trois pour l’IGW et Sambreville

Leyla Jamaigne a fait aussi bien que son frère en montant sur la troisième marche du podium national. EdA - Alan MARCHAL

S’ils n’étaient «que» 20 à s’être sélectionnés pour les finales nationales, les judokas namurois ont fait mieux que se défendre à Herstal.

En effet, ils sont 13 à avoir décroché un accessit, en majorité le bronze à l’image du cadet Kurcich Tousoulfanov (J.C. Namurois) ou encore des juniors Sara Mestrenzy (J.C. Saint-Denis) et Almanzor Elpiev (Les Fagnes-Couvin).

Habituellement parmi les gros pouvoyeur de médailles de la province, l’Inter Gembloux-Wavre et le J.C. Sambreville n’ont pas failli à leur réputation: les deux clubs, représentés par trois judokas, sont repartis d’Herstal avec… trois podiums en poche, tout comme le J.C. Namurois. Mais si Arnaud Collignon, le professeur des Sambrevillois était satisfait du bilan du week-end «bien que Zacharia Jamaigne aurait peut-être pu arracher le titre dans sa catégorie» - «Avoir trois compétiteurs au National (Zacharia Jamaigne, Leyla Jamaigne et Sarah Evrard) et les voir tous remporter une médaille, c’est très positif: ça prouve que la qualité est là» -, l’Intériste Simon Scohier nourrissait quelques regrets. Car, à l’inverse de Quentin Lepine ou de Jose Castillo Tanger, il ne se satisfait pas de sa troisième place.

«Je suis battu sur pénalités en demi-finale au terme d’un combat où les arbitres n’ont pas été au niveau, estime le sociétaire de l’IGW. Le gars qui me bat ne fait pas une seule attaque durant toute la rencontre et c’est moi qui suis pénalisé. C’est incompréhensible! Je serre les dents parce que je pensais que le moment était venu pour moi de décrocher mon premier titre et au final je dois encore me contenter de la troisième. Ça m’énerve.»

Dunaev «trop déçu»

De déception, il en est également question pour Tamerlan Dunaev. Pourtant au-dessus du lot dans sa catégorie, le sociétaire du J.C. Namurois n’a pas réussi à se défaire du piège tendu en finale par Wouter Vandyck.

«Trop déçu», le médaillé de bronze seniors n’avait pas le cœur à la fête: «Je suis au bout de ma vie. Je ne sais rien dire d’autre.» Pour le Namurois, qui nourrit énormément d’ambition, il sera donc désormais question de rebondir pour retrouver le sommet, comme il l’avait déjà fait par le passé.