Les carnets de Jean Schmitz : Les voyageurs des trains fouillés (24 février)

Revivez la guerre 14-18 et la vie des Namurois durant l'occupation allemande à travers les yeux du chanoine Jean Schmitz et de ses carnets débutés le 23 août 1914.

Jean Schmitz raconte

C’est à partir de ce 23 août 1914 tragique, date de l’entrée des Allemands à Namur et à Dinant, que commence le carnet du du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen.

Ce document inédit, qui relatera jour après jour la vie quotidienne des Namurois durant toute l’occupation, sera désormais notre fil conducteur principal pour cette série de longue haleine.

Quant aux journaux namurois, La Province de Namur disparaît, ses bureaux étant incendiés ; L’Ami de l’Ordre subsistera, mais sous contrôle allemand.

Jeudi 24 février 1916

Les nouvelles d’hier pour M. l’abbé Pierlot sont fausses. Voir le communiqué Ami de l’Ordre n°48 (25-26 février).

M. l’abbé Sacré et M. l’abbé Jacob ont été relâchés.

Mgr s’est rendu lundi à Arlon (chez les Chanoinesses de S. Augustin), mardi à Bertrix, mercredi aux Abyes et à Carlsbourg, jeudi à Bertrix, puis au train jusque Namur. En gare d’Arlon, dit le Père Tharsicius, on visite presque tous les voyageurs journellement. Un policier secret l’a appelé à part et a voulu le fouiller : il a formellement refusé et a exhibé le passe-port spécial de Von Bissing.

M. l’abbé Heck a eu chez lui une perquisition générale et très minutieuse, parce qu’on l’accusait de revenir du front.