Les carnets de Jean Schmitz : Nos prisonniers maltraités (5 février)

Revivez la guerre 14-18 et la vie des Namurois durant l'occupation allemande à travers les yeux du chanoine Jean Schmitz et de ses carnets débutés le 23 août 1914.

Jean Schmitz raconte

C’est à partir de ce 23 août 1914 tragique, date de l’entrée des Allemands à Namur et à Dinant, que commence le carnet du du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen.

Ce document inédit, qui relatera jour après jour la vie quotidienne des Namurois durant toute l’occupation, sera désormais notre fil conducteur principal pour cette série de longue haleine.

Quant aux journaux namurois, La Province de Namur disparaît, ses bureaux étant incendiés ; L’Ami de l’Ordre subsistera, mais sous contrôle allemand.

Samedi 5 février 1916

Lu un article très intéressant du Journal de Genève 27 janvier 1916 (n°26) sur la situation de la guerre, qui nous permet d’espérer la victoire finale.

Encore un peu d’émoi à l’Evêché : la 2e lettre de Von Bissing sur la Lettre collective et sa lettre à propos du sermon de la Cathédrale. On cherche évidemment à obtenir un démenti du genre de celui qu’on prétend avoir été donné au Cardinal Mercier.

L’abbé Becker, d’Arlon, aurait été condamné à 3 mois de prison et serait à Aix-la-Chapelle.

Nos prisonniers subissent les traitements les plus odieux. M. le Président du Séminaire avait obtenu, et par écrit, l’autorisation de rendre visite à M. l’abbé Nicolas, à la prison de S. Servais : arrivé là, on l’a écarté. – Un Docteur bruxellois avait obtenu, et par écrit, une permission identique pour M. l’abbé Pierlot, très souffrant à l’hôpital : arrivé là, on l’a aussi écarté.