LA ROCHE-EN-ARDENNE

Dix miradors détruits de nuit dans les bois de Samrée

Dix miradors détruits de nuit dans les bois de Samrée

Dix miradors ont été sciés à la main la nuit de mardi à mercredi. ÉdA

À Samrée (La Roche), dix miradors ont été débités de nuit. Des inscriptions «Animal Liberation Front» figuraient sur les lieux de ces actes de vandalisme.

C’est une étonnante découverte qui a été faite ce jeudi matin, non loin du village de Samrée (La Roche-en-Ardenne), sur un domaine de chasse. Dix miradors, huit servant à la battue et deux servant à l’affût, ont été détruits. «Ces miradors étaient disposés afin de pouvoir atteindre les quotas imposés par le DNF et essentiellement dans un but sécuritaire», note-t-on au conseil cynégétique du Bois Saint-Jean, qui gère les lieux.

Les miradors ont été renversés et débités en morceaux pendant la nuit de mardi à mercredi. Suivant les premiers éléments de l’enquête, ce découpage aurait été réalisé à l’aide d’une scie à main. Ce qui laisse évidemment penser qu’il devait y avoir plusieurs auteurs pour procéder à ces dégradations.

«Animal Liberation Front»

En ce qui concerne ces auteurs, l’acte est revendiqué. Ou du moins semble l’être. En effet plusieurs inscriptions figuraient sur le site saccagé. Dont une qui a éveillé l’attention: «Animal Liberation front.»

Du côté du conseil cynégétique du Bois Saint-Jean, on prend l’affaire très au sérieux. Du côté du DNF également, même si les moyens d’action sont limités, comme le souligne François Baar, chef de cantonnement à La Roche-en-Ardenne: «Les dommages aux biens sont de la compétence de la police (NDLR: une plainte en bonne et due forme a été déposée par le titulaire de la chasse). Pour notre part, nous nous référons au code forestier: il est interdit de circuler en forêt en dehors des sentiers, la quiétude doit être garantie et les véhicules sont interdits. Bien entendu, cette affaire est prise très au sérieux chez nous et nous multiplierons les patrouilles.»

«Du jamais vu!»

Ce genre d’action commando, car il semble bien qu’il s’agisse de ça, est assez fréquent en France où plusieurs cas sont recensés chaque année. Par contre, dans notre pays, c’est assez rare: «Nous constatons malheureusement que chaque année, des miradors sont endommagés par des actes humains. Mais ce qui s’est passé près de Samrée, c’est, personnellement, du jamais vu. Ce que nous remarquons régulièrement, c’est que nos balisages, destinés à assurer la sécurité des tirs sont purement et simplement arrachés. Ce qui représente un réel danger sur le plan de la sécurité des chasses. Mais dix miradors détruits, ça, je ne l’avais jamais vu!» explique Alain Paligot, secrétaire du conseil cynégétique du Bois Saint-Jean.

Les plus anciens se souviennent cependant que, dans la région d’Érezée, un tel «coup» avait été constaté il y a deux décennies.