TÉLÉVISION

Gabriel, Belge de Koh-Lanta : « Je suis allé acheter des bambous… »

Gabriel, Belge de Koh-Lanta : « Je suis allé acheter des bambous… »

Gabriel Gubbels. -

Ce vendredi 12 février débute Koh Lanta Thaïlande. Parmi les 20 candidats, un Belge: Gabriel Gubbels, 40 ans, est policier à l’aéroport de Charleroi et aussi toiletteur pour chien. Il est originaire de Jemappes, mais il vit à Namur depuis presque 15 ans.

Gabriel, qu’est-ce qui vous a motivé à participer à Koh-Lanta?

C’était un rêve, même si je n’étais pas fan au point de me caler devant ma télé tous les vendredis soir. Mais j’avais très envie d’y participer car c’était une émission un peu sportive et en même temps, c’était un challenge: être sur une île déserte et n’avoir aucune commodité pour vivre, c’est ce que j’avais envie de faire…

C’est une amie qui vous a poussé à vous inscrire?

Oui, c’est une collègue, on travaille dans le même bureau et c’est devenu une bonne amie. Elle savait que j’aimais ce genre d’émission. Un jour, elle m’a mis un papier dans mon casier: c’était une publicité pour s’inscrire à Koh-Lanta. J’ai téléphoné et j’ai eu un répondeur qui m’a indiqué la procédure à suivre pour s’inscrire. Il fallait notamment motiver son envie de participer. J’ai mis un peu d’humour dans le texte et apparemment, cela a plu. Dans un premier temps, j’ai cru que j’étais passé à la trappe car je n’ai pas eu de nouvelles (NDLR: il avait postulé pour Koh-Lanta Johor). Et puis finalement, ils m’ont appelé pour partir en 2015…

Vous êtes originaire de Jemappes, près de Mons…

Oui, mais j’habite à Namur depuis 2001 ou 2002. Et là, je suis en train de faire construire du côté de Dinant.

Vous êtes en couple, vous avez des enfants?

Non, je n’ai pas d’enfants. Et je commence une histoire avec quelqu’un…

Vous êtes policier et toiletteur pour chien. Expliquez-moi votre parcours…

C’est une amie qui m’a un jour demandé de l’aider. Elle a vu que je m’en sortais bien et m’a conseillé de suivre une formation. Ce que j’ai fait. J’ai ouvert un salon à Fleurus, puis je l’ai fermé car je suis parti à l’étranger. Et puis quand je suis revenu, j’ai travaillé à l’hôtel Ibis à Dinant, avant de postuler à la police. Je travaille comme policier à l’aéroport de Charleroi et je me suis lancé comme toiletteur pour chiens en activité complémentaire. Je me rendais directement chez les gens. Mais là, cela fait un moment que je n’ai plus fait de toilettage, à cause de Koh-Lanta, à cause de la maison que je fais construire…

Vous vous êtes préparé de quelle façon? Dans une interview, Denis Brogniart dit que vous êtes musclé…

Oui, j’adore le sport, c’est une hygiène de vie. J’ai juste un peu appuyé sur la musculation et sur la course, pour avoir un peu plus d’endurance. Et puis j’ai essayé de faire du feu à la Citadelle. Je suis allé acheter des bambous chez Brico et j’ai réussi à faire de la fumée, j’étais tout content! Mais je n’ai jamais eu une flamme! (rires) Et puis sur l’île, les conditions n’étaient vraiment pas les mêmes. Dès que vous arrivez sur l’île, vous ressentez l’humidité dans l’air. Et puis ce n’était pas le même type de bambou…

Vous n’étiez jamais allé en Thaïlande?

Non, c’était la toute première fois que je partais aussi loin en vacances… Euh, enfin, en voyage, parce que ce n’était pas vraiment des vacances… (rires).

Dans le dossier de presse, on dit que vous voyez Koh-Lanta comme un jeu d’échec…

Je ne voulais pas participer à Koh-Lanta pour déblatérer sur les gens ou en faisant du mal en disant des choses négatives… J’adore les jeux et je voulais arriver là-bas dans cette optique de jeu. À Koh-Lanta, on a un jeu de cartes en main et il faut à un moment sortir ses atouts…

Vous êtes plus à l’aise sur terre ou dans l’eau?

C’est équivalent. Je ne nage pas comme une pierre au fond d’un lac… (rires).

Y a-t-il une épreuve que vous redoutiez avant de partir?

J’ai regardé deux ou trois épisodes avant de partir et j’ai vu des candidats qui mangeaient des insectes. Or, moi, j’ai horreur de toutes ces bêtes… Je me suis d’ailleurs demandé comment ils faisaient…

Et une épreuve que vous souhaitiez remporter?

J’aime bien les parcours. Et puis j’avais très envie de participer à l’épreuve en apnée où l’on doit porter une grosse pierre dans l’eau…

Quelle a été la plus grosse difficulté sur l’île?

Au début, cela a été mon impatience! On arrive sur place gonflé d’adrénaline. Mais il faut attendre le naufrage avec le bateau pour partager des choses avec les autres candidats, car avant, on ne se parle pas.

Est-ce que dès le début, les caractères se révèlent?

Déjà sur le bateau, on voit qu’il y a des personnalités qui ressortent. Certains cachent certaines choses… Mais je n’ai pas été impressionné par quelqu’un dès le début.

Avant de partir, vous n’avez pas essayé de prendre contact avec un ancien candidat belge?

Non, mais depuis que mon nom a été révélé dans les médias, Javier (NDLR: candidat de Koh-Lanta Malaisie en 2012) me suit sur Twitter. Il m’a déjà dit «Bienvenue dans la famille Koh-Lanta». Par contre, je n’ai pas lu son livre mais je vais aller l’acheter tout à l’heure.

La notoriété, vous vous y êtes préparé?

C’est la première fois de ma vie que je vis ce genre de chose. Je suis déjà un peu stressé quand je donne des interviews… Cela fait bizarre… Mais je suis bien entouré au niveau des amis et je vais tout faire pour rester le même. J’ai d’ailleurs dit à mes amis qu’ils pouvaient me donner une petite claque s’ils voyaient un changement… Mais je suis quelqu’un d’assez terre à terre, cela devrait aller.