CULTURE

Dans les années 50, l’indicatif de Radio Namur se jouait à l’accordéon

Dans les années 50, l’indicatif de Radio Namur se jouait à l’accordéon

À la recherche du créateur de la «marche indicatif» de Radio Namur Edgard Philippin

C’est au hasard d’une brocante. Une partition énigmatique du nom de «Radio Namur marche indicatif » happe le regard. Une partition pour accordéon des années 50. Derrière ce vieux papier, une histoire, celle de Fernand Duvivier, musicien...

Ces vieilles partitions ont toujours un charme singulier. Elle oscille entre effet graphique très vintage et photo monochrome. Ici, c’est le côté «haute technologie» qui l’a rendue attrayante. Cette antenne émettant des ondes renvoie aux heures glorieuses de la radio.

Dans les années 50, l’indicatif de Radio Namur se jouait à l’accordéon
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En fait, on a été tellement intrigué par cette partition qu’on a voulu en savoir plus. De fil en aiguille, en recoupant les infos, on a retrouvé l’accordéoniste, le voilà au téléphone. À presque 90 ans, l’esprit vif, il se souvient. «J’ai commencé à composer à la fin des années 40» confesse Fernand Duvivier au bout du fil «j’ai vécu de belles années, je suis ravi de la vie que j’ai menée entre musique et enseignement ».

Fernand est originaire de Liège. Son papa est à la SNCB et change de poste pour rejoindre la gare de Statte, d’où déménagement à Wanze (près de Huy) où il rencontre sa femme avec laquelle il partage encore sa vie aujourd’hui. La musique prend aussi une part importante dans son existence, l’accordéon s’impose en instrument majeur.

Comme Willy Staquet

Un jour il apprend que Radio Namur a besoin d’un accordéoniste. « Willy Staquet était l’accordéoniste de Radio Hainaut. Je me suis dit, «pourquoi pas moi»? J’ai écrit à la radio et j’ai été engagé».

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Le programme de 58 -
Fernand Duvivier devient ainsi l’accordéoniste attitré de Radio Namur où germera cette «marche indicatif». L’homme se fait connaître, en 1958, son éditeur musical, Edgard Philippin le présente même dans son calendrier de fin d’année comme « la vedette de la R.N.B. », comprenez la Radio nationale belge, appellation héritée des années de guerre.

« Je jouais 20 minutes par semaine. Les morceaux que je les choisissais dans mon répertoire, parfois je faisais plaisir à des auditeurs». Fernand Duvivier sera aussi un professeur de musique très actif aux athénées de Huy et Hannut puis à l’école d’agriculture de Huy.

Son plus beau souvenir? Avoir permis à son «Continental Accordéon Club» de remporter un prix d’Europe à Paris. « J’étais fier de ces élèves que je dirigeais.»