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Un bateau de migrants iraniens à la dérive secouru dans la Manche

Un bateau de migrants iraniens à la dérive secouru dans la Manche

Quatre migrants ont tenté de traversé la Manche à bord de ce petit bateau. AFP

Un petit bateau à la dérive avec à son bord quatre migrants iraniens a été secouru samedi matin dans la Manche par les sauveteurs français, un type de tentative rare pour rallier l’Angleterre depuis la France.

«Vers 5H30 (4H30 GMT), un migrant se trouvant sur une plage de Sangatte (nord) et en état d’hypothermie a demandé l’aide des secours et a indiqué s’être trouvé sur une embarcation avec quatre autres personnes», a affirmé à l’AFP la préfecture du Pas-de-Calais (qui représente l’Etat dans cette région).

Le migrant iranien retrouvé sur la plage et qui a été hospitalisé, a précisé que l’embarcation était partie d’une plage de Dunkerque et tentait de rejoindre la Grande-Bretagne.

Des recherches ont ensuite été lancées par les secours avec l’aide d’un hélicoptère de l’armée belge. «Peu après 7H00 (6H00 GMT), l’embarcation légère des quatre hommes était localisée» et secourue, ont précisé les autorités maritimes.

«C’était vraiment in extremis, on leur a sauvé la vie, car ils étaient sur le point de chavirer. Il y avait des vagues terribles et le bateau était rempli d’eau», a indiqué Bernard Barron, un des sauveteurs, précisant qu’il s’agissait d’une vedette de pêche et de promenade de 3 mètres de long.

Selon Gilles Debove, responsable local d’un syndicat de police, ce type de tentative est «exceptionnel». «Ça doit être la 2e ou la 3e fois depuis dix ans», a-t-il dit. «La traversée de la Manche est hyper dangereuse car c’est une autoroute maritime. La Manche et la mer du Nord, ce n’est pas la Méditerranée».

Le président d’une association locale de soutien aux migrants, Christian Salomé, a dit à l’AFP redouter une multiplication de ce type de tentatives en raison du passage en Angleterre rendu de plus en plus difficile par les travaux de sécurisation et les contrôles accrus dans le port de Calais et sur le site du tunnel sous la Manche.

Environ 3.700 migrants, venus majoritairement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan, vivent dans la «Jungle» de Calais, plus grand bidonville de France, dans l’espoir d’atteindre l’Angleterre. Ils sont également environ 1.500 dans un camp à Grande-Synthe, près de Dunkerque.