Saint-Hubert

Quatre scénarios pour enfin faire entrer Saint-Hubert dans le XXI° siècle

Quatre scénarios pour enfin faire entrer Saint-Hubert dans le XXI° siècle

À part la rénovation de la place de l’Abbaye, rien n’a bougé à Saint-Hubert. Pourtant, des études existent. ÉdA – 30823453634

Quatre études que nous avons retrouvées donnent les clefs de la remise en route d’une ville qui se meurt depuis plus de quarante ans.

Dès lundi et jusqu’à jeudi (voir les fiches ci-dessous), nous publierons deux pages chaque jour consacrées aux pistes permettant de développer Saint-Hubert. Baignée dans une certaine torpeur depuis des lustres alors que des villes comme Libramont, Bertrix ou Marche prenaient leur envol, la cité borquine a pourtant tous les atouts en main pour devenir un centre touristique et économique incontournable pour la province et la Wallonie. Nous n’avons pas assez des doigts de la main pour compter les bijoux patrimoniaux de la ville.

Alors que pendant des années, des élus se demandaient comment faire pour relancer la cité qui était déplumée petit à petit de ses commerces et administrations, des études bien ficelées existaient. Il suffisait alors de se mettre d’accord sur tel ou tel projet détaillé dans les études et d’aller frapper chez les ministres subsidiants. Or, pas grand-chose, à part la rénovation de la place de l’abbaye, n’a bougé. Aujourd’hui, dans le cadre de la rénovation urbaine, une étude est sur la table du ministre Furlan et n’attend plus que sa signature. Elle vise la transformation de la rue de la Fontaine et de la place du Marché, jusqu’à l’hôtel de ville. Il y est question notamment de mettre la rue montante à sens unique et sur une seule bande de circulation. Enfin le début du renouveau?

Lundi 8 février : Le palais abbatial, un grand hôtel de luxe ou un centre de musées?

Le mémoire de fin d’études de l’Awennois Tristan Jadoul - aujourd’hui architecte installé à Londres - était consacré à la valorisation du Quartier abbatial. Cette partie de la ville est pour lui la base de la redynamisation socio-économique de Saint-Hubert. Nous analyserons les quatre scénarios possibles qu’il propose pour transformer le palais abbatial.

Mardi 9 février : Un hôtel de luxe à la place de l'hôtel de ville?

Deuxième étude: elle étudie la ville dans sa globalité, passant tout au crible : commerce, culture, parkings, trottoirs, mobilier urbain (jusqu’à la couleur des poubelles). Cette étude menée en 2011 et 2012, commandée par le Centre d’Ingénierie touristique de Wallonie détaille poste par poste le prix de chaque projet et les montants des subsides. Y a qu'à se baisser, tout est là !

Mercredi 10 février : Sortir les voitures du centre-ville en gagnant des places de parkings

Plongeon dans le travail de feue la Fondation Saint-Hubert qui propose une série de fiches donnant de grandes directions à suivre et s’inspirant d’une étude d’Idélux datant de 2000. On attire l’attention sur le développement du cœur de Saint-Hubert qui était devenu un argument de campagne de Cap 2012. 

Jeudi 11 février : Un sens unique du rond-point du cerf jusqu'à l'hôtel de ville?

Pleins feux sur le projet de rénovation urbaine toujours à la signature chez le ministre Furlan et qui, selon le bourgmestre Henneaux que nous interrogeons, «va plus loin encore que l’étude (le point 2) du CITW». Il est question de mettre la rue depuis le cerf crucifère jusqu'à l’hôtel de ville à sens unique.

 

Saint-Hubert le vaut bien

«Où en serait la capitale européenne de la chasse et de la nature si on avait mis en scène l’étude réalisée voici 20 ans par Idélux?

Sans doute aurait-on pu éviter que Saint-Hubert soit un jour qualifiée de "Chicago". Cette période de la fin des années 2000 est enfin derrière nous et on sent frémir un début de quelque chose.

La rénovation de la place de l’abbaye terminée, il reste encore du boulot et on ne comprend toujours pas pourquoi les édiles n’ont pas empoigné l’étude du Centre d’ingénierie touristique de Wallonie (CITW) pour la traduire sur le terrain par des aménagements et rénovations qui auraient permis à la ville de ne pas être dépassée par ses voisines.

Le plan de rénovation urbaine, pour autant que le ministre Furlan le signe, devrait être ce déclencheur et permettre enfin une plus large réflexion.

Ceci, couplé à la naissance de la maison médicale, au renouveau du Fourneau Saint-Michel, au programme de développement du massif forestier voulu par le gouvernement wallon, devrait faire bouger enfin les lignes. On l’espère.

Et si, pour le même prix, on arrivait à refaçonner le quartier abbatial en conservant le SDAC et les Archives? Ce serait bingo.».

Philippe CARROZZA