MÉDIAS

Esmeralda Labye se confie sur le direct et sa semaine mouvementée à Cologne

Esmeralda Labye se confie sur le direct et sa semaine mouvementée à Cologne

Direct détestable pour la journaliste de la RTBF Esmeralda Labye à Cologne.-Capture d’écran -

La journaliste victime de gestes obscènes lors d’un direct raconte les événements de son point de vue.

Esmeralda Labye, de retour du carnaval de Cologne où elle produisait un reportage pour la RTBF, raconte avec un peu de recul son amère expérience, et ce qui l’a suivie.

Elle raconte à nouveau l’incident, de son point de vue cette fois. Une fois le direct terminé, elle explique s’être énervée sur ses agresseurs: «Vous faites ça une fois, pas deux! Vous ne me touchez pas, vous ne me touchez pas!»

Par la suite, elle continue son reportage, inconsciente du tollé qui démarre en Belgique: «C’est alors que nous tournons et réalisons des interviews que nos GSM tremblent, se mettent à sonner. Nous comprenons que les réactions sont vives en Belgique et que la scène a profondément choqué les gens. Lorsque le directeur de l’information m’appelle pour savoir si je souhaite rentrer et que nous allons porter plainte, j’avoue être dépassée par la situation. Je ne comprends pas la gravité des faits, parce que le ressenti en direct est différent de la vision des téléspectateurs.»

C’est une fois en compagnie des autorités de Cologne que la journaliste se rend compte vraiment de l’ampleur de la situation: «Nous voulons terminer le reportage avec le point presse de la ville. Mais, une fois à l’hôtel de ville, les choses s’emballent. Un journaliste me traduit les propos du directeur de la police. Il explique que rien de grave ne s’est produit pendant la journée. Sur le ton de l’humour, je lui dis que non, que nous avons été victime d’une agression pendant le direct et que sans doute, le service public va porter plainte. Là, mes paroles sont entendues par des collègues de TF1, de BFM… Mon récit est traduit en allemand aux autorités et nous passons presque 2 heures à expliquer, à montrer aux responsables politiques et policiers les images du direct.»

Esmeralda Labye explique enfin avoir compris l’expression «emballement médiatique», et qu’elle regrette que «deux ou trois abrutis sans éducation et «bourrés» aient terni une manifestation festive, qui dans l’ensemble s’est bien déroulée.» En outre, elle regrette que le carnaval soit passé au second plan de l’actualité, derrière l’incident qu’elle a vécu.

En conclusion, elle remercie tout le monde du soutien reçu cette semaine, et s’impatiente de repartir sur le terrain.

L’intégralité de son témoignage est disponible à cette adresse.