POLITIQUE

Demandes d’asile: le sp.a s’empêtre une nouvelle fois après une interview de Vande Lanotte

Demandes d’asile: le sp.a s’empêtre une nouvelle fois après une interview de Vande Lanotte

- BELGA

La position du sp.a dans le dossier de l’asile ne souffre aucune ambiguïté: il n’est pas question de toucher à la Convention de Genève, a fait savoir le président Johan Crombez à la suite d’une interview de Johan Vande Lanotte dans l’hebdomadaire «Knack».

«La grande leçon que nous pouvons tirer de ces derniers mois, c’est que la Convention de Genève ne fonctionne pas dans une situation comme celle que nous connaissons. Si quelque part sévit un grand conflit armé, il jette tellement de monde sur les routes qu’il nous est impossible d’accorder l’asile à tous», a déclaré le député et ancien ministre de l’Intérieur.

«C’est un point qui n’est pas ouvert à la discussion. Nous voulons des solutions qui restent dans le cadre des traités internationaux, dont la Convention de Genève», a répondu le président des socialistes flamands.

M. Crombez ne ferme toutefois pas la porte à des «solutions pragmatiques». «C’est le chaos depuis plus d’un an à l’intérieur et hors des frontières de l’Europe, des gens se noient en voulant gagner l’Europe, des familles et des enfants sont la proie des trafiquant d’êtres humains. Il faut d’urgence trouver des solutions».

Dans son interview, M. Vande Lanotte suggère de donner à ces personnes un statut de «déplacé» et non de réfugié afin de permettre au plus grande nombre de pays d’accueillir le plus possible de personnes. Ce faisant, la Convention de Genève risque d’être contournée.

«Des solutions alternatives sont nécessaires. La Belgique l’a déjà appliqué en son temps. Je ne ferme pas de porte dans la quête de solutions pragmatiques qui mettent un terme aux noyades. Mais, pour cela,«Des solutions alternatives sont nécessaires.», répond M. Crombez.

Le président du sp.a a lui-même été au centre de critiques au sein de son parti dimanche, lorsqu’il a apporté son soutien au plan du social-démocrate néerlandais Diederick Samson favorisant le «push back» vers la Turquie des réfugiés arrivés en Europe. Il avait alors expliqué que le projet était inachevé mais constituait le point de départ d’une discussion.