BRUXELLES

«Cité universitaire»: pas de retard défend Vervoort

«Cité universitaire»: pas de retard défend Vervoort

- BELGA

Le projet de «Cité universitaire», dans le domaine des casernes de la police fédérale, à Ixelles, ne souffre d’«aucun retard, d’aucun doute sur les intentions régionales et d’aucun manque de concertation».

C’est ce qu’a indiqué vendredi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, à la suite d’informations diffusées par «Le Soir», faisant état d’un retard dans le dossier, faute d’entente entre le Fédéral, la Région bruxelloise et les universités ULB et VUB.

Selon le quotidien Le Soir, citant le recteur de l’ULB, Didier Viviers, le dossier traîne en raison de la complexité institutionnelle. Le fédéral et la Région se renvoient la balle, une source proche du premier accusant Rudi Vervoort de ne pas être venu à la dernière réunion et de ne pas être clair sur l’intention de la Région; celle-ci disant vouloir, de son côté, être certaine que le prix d’acquisition soit raisonnable.

Toujours selon le Soir, les avis divergent également quant au montage juridique entre la Région et les universités. Le recteur de l’ULB craint que les subsides européens des fonds Feder ne s’envolent, pour non-respect de délai.

Réagissant à cette analyse, le ministre-président bruxellois a affirmé que le planning de ce dossier créé à l’initiative de la Région suivait «précisément» son cours. L’étude programmatique a le soutien de l’ensemble de son gouvernement. Le projet FEDER a été validé par la Région. Tout est prêt pour l’acquisition du terrain, «dont la proposition de prix discutée avec la Régie des bâtiments est attendue depuis 2013».

La Région espère acquérir le site rapidement afin de pouvoir faire des propositions concrètes de partenariats aux universités.

Rudi Vervoort a enfin rappelé que la Région-capitale était la seule autorité publique à avoir manifesté son soutien financier au projet. Les coûts d’investissements sont estimés à quelque 45 millions d’euros, dont aucun établissement académique «ne dispose du premier franc» pour la nouvelle Cité.