FOOTBALL

Wilmots : « Si on ne fait pas ça, ce n’est même pas la peine d’aller à l’Euro »

Wilmots : « Si on ne fait pas ça, ce n’est même pas la peine d’aller à l’Euro »

Marc Wilmots, ici à Dubaï lorsqu’il avait reçu le trophée du «meilleur coach de l’année». AFP

Invité de Luis Attaque sur RMC hier, Marc Wilmots a forcément évoqué l’Euro. Comment il voit la compétition, le minimum syndical qu’il attend de ses Diables, l’expérience du Mondial…

Reçu hier par Luis Fernandez sur RMC, dans l’émission « Luis Attaque », Marc Wilmots a naturellement évoqué l’Euro 2016 en France. Pour en dire quoi?

Ses favoris

Sur les favoris à l’Euro, Wilmots a estimé face à Fernandez «qu’il y a cinq ou six équipes qui peuvent aller au bout. Je ne vais étonner personne en citant l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la France… Et la Belgique est rentrée dans ce petit groupe. […] L’objectif est simple, c’est d’aller le plus loin possible, comme on l’a fait au Brésil (NDLR: élimination 0-1 en quarts de finale face à l’Argentine).»

«Il ne faut pas non plus devenir arrogant»

Forcément conscient du nouveau statut pris par les «petits» Belges avec leur ranking de numéro 1 au classement FIFA, Wilmots n’en attend pas moins de l’humilité. «[…] Vous n’entendrez jamais dire de ma part qu’on va gagner l’Euro. C’est vrai que l’équipe a pris deux ans. Si elle est à la première place mondiale du classement FIFA, c’est qu’elle a des résultats depuis trois ans. Et qu’elle continue avec une série de victoires impressionnante. J’aime bien être craint, mais il ne faut pas non plus devenir arrogant. Il faut rester sérieux, les deux pieds sur terre, et voir les choses avec objectivité. Il faudra aller jusqu’au bout.»

«Si on ne fait pas ça…»

Sur l’état d’esprit qu’il attend au sein de son équipe, le sélectionneur fédéral a dit à Fernandez qu’il veut voir les joueurs «se battre pour la Belgique. Si on ne fait pas ça, ce n’est même pas la peine d’aller à l’Euro. Les joueurs ont vite compris de quelle manière on fonctionne. La manière a montré qu’elle avait des résultats…»

Ce qu’ils ont appris au Mondial

Auteur d’une belle campagne au Mondial en 2014, les Diables ont appris selon Wilmots à «gérer le stress» inhérent à ce genre de compétition. «Les joueurs ont évolué, comme De Bruyne à Manchester City. Ils ont pris de l’assurance dans leurs clubs, dans un championnat difficile (NDLR: la Premier League). C’est ce bagage qu’ils vont ramener en équipe nationale. Et c’est un détail qui sera très important.»