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Attaque contre l’ONU au Mali: quatre assaillants et un militaire tués

Attaque contre l’ONU au Mali: quatre assaillants et un militaire tués

(archive) AFP

Un militaire malien et quatre assaillants ont été tués lors d’une attaque djihadiste présumée vendredi contre un camp de la Minusma à Tombouctou, a-t-on appris de sources militaires et de l’ONU.

«Un officier malien qui participait à la traque des terroristes a malheureusement trouvé la mort», a indiqué à l’AFP une source militaire malienne, affirmant qu’il avait été tué par l’effondrement d’un mur sur un véhicule blindé.

«Six à sept terroristes sont arrivés tôt ce vendredi devant un camp de la Minusma à Tombouctou. Ils ont fait exploser leur véhicule, avant d’attaquer le camp au mortier. Il y a eu un Casque bleu nigérian blessé», avait auparavant déclaré à l’AFP une source de sécurité au sein de la Minusma.

«La base attaquée était occupée par les Casques bleus nigérians qui avaient entre-temps déménagé des lieux», pour prendre leurs quartiers dans un autre site, a-t-on précisé.

Mais il restait sur place quelques membres du contingent nigérian et du matériel appartenant à la Minusma, a ajouté la même source, avant d’interrompre l’entretien téléphonique parce que «les échanges de tirs se poursuivaient à cet endroit pour déloger les terroristes».

Confirmant ces informations, une source militaire malienne a affirmé à l’AFP que l’armée malienne participait «aux combats pour arrêter ou neutraliser les terroristes».

Un plan «préparé» selon les témoins

Selon un habitant des environs, les assaillants avaient «vraiment préparé leur plan».

«Je crois qu’ils ont fait d’abord exploser leur voiture pour qu’après la Minusma vienne voir les dégâts pour les attaquer encore», a expliqué cet habitant à l’AFP.

«Des djihadistes sont encore là vers le camp, il y a des échanges de coups de feu», a-t-il témoigné en milieu de matinée.

Cette attaque intervient au lendemain d’une cérémonie de «sacralisation» des mausolées de Tombouctou détruits par les djihadistes en 2012 et reconstruits grâce à un projet de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes djihadistes en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.