Lessines

La mandature de tous les bouleversements à Lessines

La mandature de tous les bouleversements à Lessines

Derrière l’apparente insouciance lessinoise se jouent des jeux d’influence et des conflits personnels qui ont longtemps conduit à l’immobilisme de la cité. Espérons qu’avec la nouvelle tripartite, tout cela ne soit plus qu’un mauvais souvenir. EdA

À Lessines depuis 2012, les renversements sont légion. Surréaliste?? Pas si cela permet à la cité de Magritte de rattraper son retard de développement.

 

 

++ A lire aussi: Le bilan de la majorité, Le bilan de l'opposition, Qu'attendre des élections de 2018?, Une revitalisation globale, Le dossier de l'A8

 

Pascal De Handschutter avait fait campagne sur le changement en 2012. Un pari réussi quand on voit le nombre de bouleversements qui ont rythmé la vie politique lessinoise ces trois dernières années.

Au lendemain des élections, c’est la coalition PS-MR qui est reconduite. Même si ce n’était pas gagné d’avance en raison d’une liste radicalement renouvelée, les socialistes conservent leurs 9 sièges et progressent même de 2,51 %.

Dans les autres formations politiques, c’est également le statu quo en termes de sièges (Ensembe-MR 6, Oser-cdH 6, Écolo 2 et Libre 2) ; même si on note une inversion du rapport de force entre les humanistes et les libéraux, qui deviennent la 2e force politique de Lessines. Les deux partis se tiennent dans un mouchoir de poche : Ensemble (MR) devance de 14 bulletins Oser-cdH. 14 voix qui privent Oger Brassart de toute chance de briquer le maïorat malgré le meilleur score personnel tous partis confondus. Petite révolution chez les libéraux, par contre où Claudy Criquielion dépasse sa tête de liste, Line De Mecheleer et peut rafler l’écharpe de bourgmestre. Il préfère finalement le maintien de la coalition PS-MR à l’opportunité d’une tripartite avec le cdH et Écolo-Libre.
Un choix qui lui portera pourtant préjudice. En effet, à peine deux ans plus tard (8 octobre 2014), le PS s’allie avec Oser-cdH et renvoie Ensemble-MR dans l’opposition en pointant du doigt le travail de l’ancien champion cycliste alors échevin des Travaux. Une motion de défiance à l’égard du partenaire libéral qui ne sera finalement pas approuvée. Le 20 octobre 2014, Didier Delauw, Eddy Lumen et Isabelle Privé refusent de signer l’accord pour lequel ils s’étaient au départ engagés. Ils reçoivent le soutien du PS, qui suspend rapidement les élus « putschistes ».

À la surprise générale, le 18 février 2015, Claudy Criquielion décède des suites d’un AVC. Un fait dramatique qui semble pourtant débloquer la situation politique.

Quelques semaines plus tard, la crise politique semble enfin dénouée avec une majorité PS-MR-cdH. Une décision qui sonne l’exclusion définitive des six mandataires ayant approuvé le nouveau pacte de majorité et relègue dans l’opposition Isabelle Privé, Didier Delauw et Eddy Lumen considérés comme représentants du PS « officiel ».

Lessines compte donc aujourd’hui trois groupes de majorité et trois d’opposition. Pas facile de faire un bilan à mi-mandat pour une formation installée il y a moins d’un an…