DIVISION 2B

Muse Murtezi file à la kosovare…

Muse Murtezi file à la kosovare…

Magic Muse en route vers un nouveau défi… Masson

L’explosif Hutois a trouvé un accord avec un club kosovar pour y jouer les play-off en D1 en mai. Avant peut-être la Ligue des Champions.

Les observateurs le savent: il existe deux Muse Murtezi. Il y a d’abord le joueur sur prairie. Un gars bourré de talent mais pas encore arrivé à pleine maturité. Puis, il y a le feu follet en salle. Un dribbleur exceptionnel qui rime avec vista, buts et exploits techniques sensationnels.

Un gaillard dont le talent a dépassé nos frontières depuis l’incroyable ascension de l’Inter Huy en D2. Dont Muse, bien que blessé jusqu’en mai, est le porte-drapeau. Du coup, ce qui devait arriver arriva: l’étranger est venu frapper à sa porte. Résultat: le 10 mai prochain, le Hutois de 25 ans va aller disputer les play-off de D1 au Kosovo pour le compte du FC Liburn Gjakove, une ville de 100 000 habitants. Un club qui a déjà été titré plusieurs fois là-bas. Et qui, en cas de nouveau sacre, disputerait les qualifications de la prochaine Ligue des Champions. Carrément… « Je vis un rêve éveillé, avoue Muse qui doit se pincer. Il y a quelques semaines, Fedi Prenqi, le gardien de cette équipe aussi portier de l’équipe nationale du Kosovo, a vu mon profil sur Instagram et quelques-unes de mes actions. Il en a parlé à son club et au président Abaz Beqa. Ce dernier a pris contact avec moi via les réseaux sociaux. J’ai alors demandé à mon entraîneur de l’Inter Huy, Flamur Vitija, de tout gérer à ma place. Parce que moi, je n’ai pas trop la patience pour tout ça… (rires).»

Les deux parties ont discuté plusieurs joueurs et sont tombées d’accord. La belle aventure peut commencer pour Muse Murtezi qui séjournera là-bas une bonne semaine au moins, voire bien plus. Tous frais payés bien sûr. Objectif: réussir son test et convaincre le club de son pays natal qu’il peut lui être d’une grande utilité. « Au Kossovo, les clubs professionnels sont nombreux, dit-il. Et ils ont l’habitude de faire appel à des étrangers dans les moments-clés. Si je peux me mettre en évidence, cela peut lancer ma carrière en futsal. Et éventuellement me permettre de rentrer en ligne de compte pour une des formations nationales que sont l’Albanie, le Kosovo ou la Belgique… »

Le pied. En parlant de pied, justement, pour que ce rêve soit possible, il faut encore que le tibia de Murtezi, brisé il y a quelques semaines, soit remis. «Normalement, ça ira, assure le Hutois. Je continue de m’entretenir et, bientôt, je reprends le ballon. Il faut que je sois apte afin de relever ce défi, sans trop me mettre de pression. Mais c’est une chance un peu unique, quand même. Je ne veux pas décevoir l’Inter Huy, le club de mon cœur qui m’a permis d’être là et que je ne remercierai jamais assez.» Muse Murtezi est au devant d’une belle histoire. De celles qui peuvent bouleverser votre vie. Dites, comment on dit bonne chance en albanais encore?