NAMUR

Namur : jusqu’à 5 ans de prison ferme pour un vaste trafic de cocaïne

Namur : jusqu’à 5 ans de prison ferme pour un vaste trafic de cocaïne

(illustration) Belga

Vaste trafic de drogue entre juin 2012 et juin 2015 à Namur: six prévenus ont écopé de trois, quatre ou cinq ans d’emprisonnement, parfois avec sursis, pour leur implication. Le «dirigeant» principal écope de cinq ans d’emprisonnement ferme vu ses antécédents.

Six prévenus ont écopé ce jeudi au tribunal correctionnel de Namur de trois, quatre ou cinq ans d’emprisonnement, parfois avec sursis, pour leur implication dans un vaste trafic de drogue entre juin 2012 et juin 2015 à Namur. Une quantité de plus de 1.000 billes de cocaïne avait été évoquée par la présidente à l’audience de janvier dernier.

Pour le ministère public, il s’agissait d’une «organisation structurée permanente». Deux prévenus étaient identifiés comme les «dirigeants». Les autres étaient les «revendeurs», les «petites mains», trouvaient les lieux de vente ou apportaient un soutien logistique.

Le gérant d’un café de la rue Godefroid à Namur était poursuivi pour avoir mis sa taverne à disposition des dealers. L’un des prévenus était également poursuivi pour traitements inhumains envers un octogénaire chez qui il vivait. Ce dernier prévenu ainsi que le gérant du bistrot écopent de trois ans d’emprisonnement avec sursis durant cinq ans.

Le «dirigeant» principal écope de cinq ans d’emprisonnement ferme vu ses antécédents et d’une amende de 20.000 euros. Son bras droit écope de quatre ans de prison avec sursis de cinq ans à l’exécution de la moitié de la peine et d’une amende de 10.000 euros.

Un cinquième prévenu, «petite main du dirigeant dont le rôle a toutefois été indispensable», est condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis de cinq ans à l’exécution de la moitié de la peine.

Pour rendre son jugement, le tribunal retient notamment la gravité des faits, l’atteinte à la sécurité publique et le danger qu’ils ont fait courir aux consommateurs. Seul un prévenu bénéficie de la suspension du prononcé vu son rôle moindre.

Le tribunal prononce par ailleurs la fermeture définitive du café et demande la confiscation des GSM, véhicules, ordinateurs et de l’argent saisis dans le cadre de ce trafic.