JUDICIAIRE

Attentat à la pudeur: le curé de Neupré et son ami tournaisien condamnés

Attentat à la pudeur: le curé de Neupré et son ami tournaisien condamnés

Yvon Remacle, curé de Neupré, écope d’une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire de cinq ans. ÉdA

Le tribunal correctionnel de Tournai a rendu son verdict ce jeudi.

Le tribunal a infligé une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire de cinq ans au curé de Neupré, Yvon Remacle, pour attentat à la pudeur et outrage public aux mœurs. Pour les mêmes faits, le Tournaisien Yannick Toussaint écope d’un an de prison avec sursis de cinq ans pour ce qui excède la détention préventive subie. Il est condamné, en outre, à deux ans de prison pour escroquerie, avec le même sursis.

Yannick Toussaint était poursuivi pour avoir escroqué ses trois anciennes maîtresses, sa belle-mère et son ex-beau-frère à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros. «J’ai l’impression que cet homme est le mensonge et la manipulation personnifiée. Il faut bien constater que son appétit de séduction n’a d’égal que sa cupidité», avait commenté le substitut du procureur du roi.

Ce jeudi, le tribunal a retenu quatre faits d’escroquerie sur six et a obligé Yannick Toussaint à payer de lourds dommages aux victimes et notamment plus de 50.000 euros à une Suissesse à qui il avait promis le mariage et qui avait vendu ses biens en Suisse pour rejoindre en Belgique un veuf qui ne l’était pas.

Lors de l’enquête pour les faits d’escroquerie, les enquêteurs ont découvert des échanges avec un curé liégeois. Les deux hommes entrenaient des relations homosexuelles sadomasochistes. Le Tournaisien avait demandé au curé de lui prêter 35.000 euros et ce dernier lui aurait répondu qu’il voulait des photos d’un jeune enfant nu. Le Tournaisien avait pris «un jeune maître» en photo en lui inventant que c’était pour un casting au sein de son club de football préféré. Pour le tribunal, les faits sont établis par les courriels échangés entre eux.

Un outrage aux mœurs est aussi reproché aux deux hommes car le Tournaisien aurait demandé au curé de faire le chien en tenue légère et de le tenir en laisse en présence d’un mineur. Le tribunal a estimé que les dénégations des prévenus quant à la présence d’un mineur n’étaient pas crédibles.