MUSIQUE

Lost Frequencies en tournée aux États-Unis

Lost Frequencies en tournée aux États-Unis

Felix De Laet, DJ bruxellois, a été propulsé au haut des hit-parades à partir de l’été 2014 grâce à son titre «Are you with me », Reporters/Bpresse

Le DJ bruxelllois Felix De Laet, alias Lost Frequencies, tente de se faire un nom aux États-Unis. Il sera à Coachella en avril.

De toutes les musiques américaines, la country est sans doute l’une ayant le moins voyagé hors du continent. Mais un soupçon de je-ne-sais-quoi dans une chanson western a permis au DJ belge Lost Frequencies de séduire l’Europe. Et de partir aujourd’hui à l’assaut de l’Amérique.

De son vrai nom Felix De Laet, le DJ bruxellois a été propulsé au haut des hit-parades à partir de l’été 2014 grâce à son titre Are you with me, un riff de guitare planant sur fond d’électronique, qui est en fait un remix d’une chanson obscure du chanteur country Easton Corbin.

Le remix s’est hissé en première place au Royaume-Uni, un fait inédit pour un artiste du plat pays, n’en déplaise à Jacques Brel ou Stromae, mais aussi en Australie, en Suisse et en Allemagne. La popularité du tube a dépassé de loin celle de son auteur original, un chanteur de Floride relativement connu sur la scène country américaine mais pas au-delà.

Un succès lui permettant de signer un contrat avec une maison de disques et de revendiquer aujourd’hui plus de 200 millions de vues sur YouTube.

«Quand je mettais une pièce en ligne, j’espérais une sorte de réaction, que les gens se disent: Hey, c’est cool ça! », confie le diplômé de 22 ans avant un spectacle au Webstar Hall de New York, première étape d’une mini-tournée américaine qui doit aussi l’amener à Los Angeles, San Francisco et à Vancouver sur la côte ouest canadienne. «En fait, je n’avais jamais imaginé signer un contrat avec une maison de disques, avoir un imprésario et une équipe entière travaillant sur un spectacle, dit-il. Ce n’était même pas un rêve, je n’avais même pas pensé à ça. »

Le DJ attribue le succès de Are you with me à la rencontre entre sa sauce country, un genre musical peu connu en Europe, et la musique électronique qui a le vent en poupe sur le vieux continent.

L’été dernier, le DJ a lancé Reality, un bonbon musical sucré, léger et efficace appuyé par la voix du chanteur néerlandais Janieck Devy, qui s’est imposé sur les palmarès européens et fait depuis son petit bonhomme de chemin sur le classement des artistes émergents du Billboard américain. Le jeune belge attribue toutefois ce décalage entre sa popularité européenne et son quasi-anonymat américain à son absence sur les scènes d’Amérique du Nord. Un fossé Atlantique qu’il tente de combler avec cette mini-tournée aux États-Unis. Après cette mini-tournée de quelques dates qui s’achève ce week-end à Vancouver, le DJ belge se rendra à Paris avant de revenir en avril aux États-Unis pour participer au festival de Coachella.