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Moins bruyant que les avions: une pirogue de 23m dans le ciel bruxellois

La manœuvre pour faire intégrer à la pirogue la galerie souterraine où elle sera exposée durera quatre jours. Une grue l’a élevée au-dessus du bâtiment pour la poser dans la cour intérieure. Jo Van de Vijver - MRAC

Elle avait vogué vers les cieux du Cinquantenaire pour permettre les travaux à Tervuren. Mais la pirogue du roi Léopold III, fleuron du Musée de l’Afrique centrale, a jeté l’ancre à nouveau dans son port d’origine.

Plusieurs pièces majeures parmi lesquelles la pirogue du roi Léopold III ont réintégré, mercredi, le musée royal de l’Afrique centrale (Mrac) situé à Tervuren. Le chantier de rénovation respecte les délais initialement prévus. La réouverture est maintenue pour octobre 2017.

La pirogue, chargée sur un transporteur, est partie mercredi vers 10h00 du musée de l’Armée situé dans le parc du Cinquantenaire, où elle était stockée depuis fin 2013. Elle a rejoint le musée via la chaussée de Tervuren. La manœuvre pour lui faire intégrer la galerie souterraine, où elle sera exposée, durera quatre jours. Une grue l’a élevée au-dessus du bâtiment pour la poser dans la cour intérieure.

D’un poids de 3.500 kilos, la pirogue mesure 22,5 mètres de long et plus d’un mètre de large. Elle est pourvue de deux ouvertures destinées à installer des moteurs hors-bord. Utilisée par le roi Léopold III lors de son voyage au Congo en 1957, elle pouvait accueillir 100 rameurs. Elle lui avait été offerte par les habitants d’Ubundu. Elle est arrivée au musée le 3 janvier 1958.

Un pavillon vitré

Moins bruyant que les avions: une pirogue de 23m dans le ciel bruxellois
Le pavillon reliera l’entrée au musée de l’Afrique via une galerie souterraine. -
Pour rappel, le Mrac a fermé ses portes le 1er décembre 2013 pour trois années de travaux de rénovation. Le bâtiment, qui date de 1910, n’avait jamais été restauré. Un nouveau pavillon vitré est en train d’être construit dans le parc, constitué de jardins à la française. Composée d’une billetterie, d’un accueil, d’un restaurant et d’un magasin, cette construction de l’architecte Stéphane Beel est destinée à devenir l’entrée du musée.

Une nouvelle galerie souterraine d’environ 100 mètres de long accueillera un auditoire et des expositions temporaires. Elle fera la jonction avec l’ancien bâtiment, dont les caves seront aménagées en salles d’exposition. Avec ces extensions, le Mrac doublera sa surface et passera de 4.000 à 8.000 mètres carrés.