MOBILITE

«Ne faut-il pas fermer le métro à hauteur du tunnel Stéphanie?»

«Ne faut-il pas fermer le métro à hauteur du tunnel Stéphanie?»

Le tunnel du métro, à hauteur de la place Louise, se faufile entre le tunnel routier et la surface. Ecolo craint qu’il faille le fermer. Belga

Avance-t-on petit à petit vers la paralysie totale des transports bruxellois? Car si le métro devait «fermer» sous la place Louise en raison des soucis de stabilité du tunnel Stéphanie comme l’évoque Ecolo, la ville plongerait dans le chaos...

Alors que s’ouvre la réunion de la commission spéciale du parlement bruxellois au sujet du dossier épineux des tunnels routiers de la capitale, la députée Ecolo Céline Delforge lance un énorme pavé dans la mare déjà boueuse de la mobilité bruxelloise. Elle se demande en effet si le pertuis de métro passant au-dessus du tunnel Stéphanie ne devrait pas être également fermé.

+ CARTES | Le rond-point Louise n’est est plus vraiment un

La députée verte a en tout cas indiqué ce 3 février qu’elle ne manquerait pas d’interroger les premières personnes auditionnées à ce sujet, à savoir les représentants de Bruxelles Mobilité. Elle le fera à la lumière de l’avis transmis par Egis tunnels, société consultée au sujet des suites à donner à la situation problématique du tunnel Séphanie.

Egis préconise de manière impérative la mise en place immédiate d’un «suivi topométrique des structures du plafond du tunnel Stéphanie dans tout le tronçon nord». La société ajoute qu’«en cas de déplacements significatifs, il faudra mettre en place de façon immédiate des mesures de stabilisation provisoires (étançonnage lourd) et, le cas échéant, examiner les conditions de maintien en service du tunnel Louise et du métro».

Pour l’élue Ecolo, il faut en avoir le coeur net et notamment se demander pourquoi ce risque de fermeture supplémentaire n’a pas été évoqué depuis que ce rapport du 21 janvier a été établi. Elle se demande également si des démarches ont été entreprises, en collaboration avec la STIB, pour prendre des mesures pour faire face à cette éventualité.

On n’ose imaginer le chaos qui en résulterait, sur et sous terre...