RELIGION

Marche : le doyen Roger Poncin est décédé à l’âge de 70 ans

Le doyen de Marche, Roger Poncin, est décédé ce mercredi matin. Tous ses confrères du secteur de Marche voyaient en lui un homme très impliqué.

Dès que le décès de l’abbé Roger Poncin, doyen de Marche-en-Famenne, a été connu c’est une profonde douleur qui a envahi ses paroissiens. Déjà, dimanche, alors que l’abbé Poncin était alité suite à une terrible maladie, le public rassemblé en l’église Saint-Remacle pour le concert Silver String lui avait rendu un vibrant hommage dans une salve d’applaudissements.

Roger Poncin était né le 6 novembre 1945 et, après son ordination sacerdotale en 1970, il avait rejoint la paroisse de Saint-Hubert où il avait officié en tant que vicaire tout en y enseignant et en s’occupant de la bibliothèque et d’Oxfam.

Après un passage à Hotton comme curé, l’abbé Poncin est venu s’installer à Marche-en-Famenne pour y prendre la charge de doyen en 1997. Dans ce secteur pastoral, il a su y créer une bonne équipe soudée.

Une action pastorale très importante

Comme le souligne l’abbé Remi Delaite, ancien curé de Marloie et ami de Roger Poncin, «Le doyen Poncin était très impliqué dans l’action pastorale du secteur de Marche. Avant sa maladie, il réunissait tous les prêtres du secteur tous les matins à son domicile et a ainsi pu créer une vraie équipe très soudée. Durant sa longue maladie, s’il a dû restreindre ses activités, il a toutefois continué à nous réunir trois fois par semaine. Notre doyen était aussi très impliqué dans le catéchisme des enfants même s’il ne s’en occupait pas directement et a fait beaucoup pour les bâtiments et les mouvements de jeunesse sans oublier la chapelle du Monument. Il avait le don d’accrocher l’attention des jeunes mais était également sensible aux plus démunis en s’investissant dans la Chiffonnière, un magasin de seconde main, et en accueillant même des réfugiés dans l’église de Marche.»

Comme on peut le voir, Roger Poncin était un homme toujours en action, il était également un administrateur hors normes et adorait les chiffres mais il avait également quelques activités moins connues. C’est ainsi que son plus grand plaisir était de se rendre à la pêche environ une fois tous les trois mois avec quelques amis et de prendre part à sa partie de cartes hebdomadaire sans oublier sa collection de timbres.

Le doyen Poncin, même s’il était discret, n’était pas dénué d’humour. C’est ainsi que chaque 15 août, jour de L’Assomption, mais aussi du célèbre marché 1900 marchois, ce dernier prêtait sa voix aux caustiques marionnettes des Mautchi Mî tchî qu’tî. Il y interprétait chaque année la voix de Dieu rappelant Gugusse au Paradis à l’issue du spectacle. Cette fois, c’est Dieu lui-même qui a rappelé son fidèle pasteur près de lui.