SANTÉ

Tabagisme passif : enfants plus gros et moins performants à l’école

Tabagisme passif : enfants plus gros et moins performants à l’école

RelaxNews

Une étude américaine montre que les enfants indirectement exposés au tabac sont plus susceptibles de souffrir de surpoids et d’enregistrer de moins bonnes aptitudes cognitives.

Comme les études précédentes sur le sujet se fondaient uniquement sur les réponses des parents à des questionnaires sur le tabagisme passif de leurs enfants, et surtout parce que les résultats étaient peu concluants, une équipe de chercheurs du Medical College of Georgia (à Augusta aux États-Unis) a décidé d’aller plus loin.

Pour ce faire, ils ont fait appel à 220 enfants en surpoids ou obèses, âgés de 7 à 11 ans, et ont évalué leur exposition à la fumée. Pour s’assurer que l’étude soit plus fiable, en plus d’interroger les parents et les enfants, les scientifiques ont effectué des prélèvements sanguins des petits pour mesurer leur niveau de cotinine, un dérivé de la nicotine, indicateur du tabagisme passif.

L’équipe a aussi mesuré le niveau d’activité physique des enfants, un facteur qui peut grandement influencer la présence de graisses dans le corps.

Après avoir analysé leurs données, qui ont montré un écart de 25% entre la présence de nicotine dans le sang et les dires des parents, les chercheurs ont trouvé un lien entre tabagisme passif et une majorité de mesures de l’obésité infantile (notamment des estomacs plus gros et une masse graisseuse plus importante).

Les scientifiques ont par ailleurs établi un lien entre ce type de tabagisme et des aptitudes cognitives moindres qui peuvent entraîner un déficit d’attention en classe et des notes plus faibles que celles de leurs camarades.

Même si plusieurs études précédentes avaient montré les effets néfastes du tabagisme passif sur la fréquence des crises d’asthme et les troubles respiratoires chez les enfants, cette dernière étude n’a pas établi de lien entre l’exposition à la fumée et certains problèmes respiratoires des sujets, particulièrement le ronflement.

La docteure Martha Tingen, l’une des auteures de ces recherches, a commenté ces résultats en soulignant que les enfants ne sont généralement pas en mesure de se soustraire au tabagisme de leur environnement, c’est pourquoi il est du ressort des parents de ne pas les exposer. L’équipe de scientifiques pense aussi que la sensibilisation aux questions de nutrition, à l’activité physique et au tabac est nécessaire pour prévenir les conséquences néfastes sur la santé des parents comme des enfants.

Ces résultats ont été relayés par la revue «Childhood Obesity».