BELGIQUE

D’ici 2020, la Belgique doit être un havre de sécurité électronique

D’ici 2020, la Belgique doit être un havre de sécurité électronique

(illustration) Reporters / DPA

Le nouveau centre belge de cybersécurité s’est donné comme ambition de faire de la Belgique un havre de sécurité électronique d’ici 2020, a annoncé mercredi le directeur Miguel De Bruycker devant la Commission de l’Intérieur de la Chambre.

A la fin du mois, le centre sera opérationnel. Dans un horizon de trois ans, il aura mis en place les outils dont il a besoin. Et dans un horizon de cinq ans, il aura atteint sa phase de maturité. La tâche première de cet organe est la coordination des différents services qui ont une compétence en matière de sécurité électronique. L’échange d’informations se déroule bien en Belgique si on compare le royaume à d’autres pays. Le centre veut maintenant formaliser les choses et les améliorer.

Les capacités du centre, pourvu de dix personnes, sont essentiellement opérationnelles et non techniques. Il n’a donc pas besoin de techniciens pointus mais plutôt de personnes capables de comprendre les besoins des institutions concernées. M. De Bruycker a toutefois regretté la façon dont les techniciens étaient actuellement recrutés dans ce domaine. Les procédures du Selor, fondées sur les diplômes, rendent difficile le recrutement d’experts techniques. A ses yeux, un statut adapté, suffisamment attractif, doit être élaboré. En cas de «cybercrise» d’une certaine ampleur, le centre travaillera avec le centre fédéral de crise.

Le centre entend développer des actions de sensibilisation et fournir des informations à la population et aux entreprises. Il accordera une attention particulière aux «secteurs vitaux», soit les infrastructures critiques (transport, énergie, télécommunication et finance) auxquels sont ajoutés le gouvernement, le secteur médical ou encore la distribution d’eau potable.