COUR D'APPEL DE LIEGE

Deux jeunes Luxembourgeoises victimes d'un cyberpédophile

Deux jeunes Luxembourgeoises victimes d'un cyberpédophile

Le prévenu demandait à ses victimes de se dévêtir devant leur webcam, puis il enregistrait la scène. Reporters

Le prévenu s’est fait passer pour une femme sur Facebook pour mettre en confiance les jeunes filles dont il a enregistré des ébats sexuels. Parmi ses victimes, deux mineures d'âge domiciliées en Luxembourg.

Franck a comparu devant la cour d’appel de Liège pour répondre d’incitation à la débauche de jeunes filles mineures et majeures, de détention et de diffusion d’images pédopornographiques, de harcèlement et de menaces.

Entre 2008 et 2011, l’homme a incité des jeunes femmes, parfois mineures d’âge, à s’exhiber devant leur webcam pour ensuite les menacer de diffuser les images sur Facebook si elles refusaient de continuer. Alors même qu’il venait de débuter une relation stable, Franck a créé un profil Facebook avec lequel il incitait des jeunes femmes à se déshabiller devant leur webcam et à avoir des comportements sexuels. Sans leur dire, il enregistrait les scènes.

Lorsqu’elles ont voulu mettre fin à ce comportement, l’homme n’a pas hésité à leur montrer les séquences enregistrées pour faire pression sur elle pour qu’elles continuent. Il a fait deux premières victimes, des femmes majeures.

Mis en garde, il a alors créé un profil Facebook féminin. Il a profité de ce profil pour ajouter deux jeunes filles à peine âgées de 15 ans et originaires de la province du Luxembourg. Un soir de 2011, ces deux jeunes filles avaient bu. Franck en a alors profité pour les inciter à se déshabiller devant leur webcam tout en se faisant passer pour une femme. Il les a ensuite incitées à avoir des relations sexuelles devant leur caméra. Une scène qu’il a pris soin d’enregistrer. Il a ensuite menacé les jeunes filles de diffuser cette vidéo à tous leurs contacts Facebook.

Il avait, aussi, téléchargédes pédopornographiques

À la suite de ces faits, une plainte a été déposée et une enquête a permis de déterminer que le profil n’appartenait pas à une femme, mais bien à Franck. Une perquisition a été réalisée au domicile du suspect. L’ordinateur de l’homme a été saisi et a permis de déterminer qu’il avait également téléchargé et diffusé des images pédopornographiques.

La compagne de l’homme a alors découvert les faits. «Elle m’en a énormément voulu», a indiqué le prévenu devant la cour d’appel. «Mais elle est passée au dessus et maintenant, elle me soutient. Je regrette», a terminé Franck. En instance, l’homme a bénéficié d’une suspension du prononcé, une mesure totalement inadéquate pour le parquet qui a fait appel de cette décision. Le parquet général a requis une peine de douze mois de prison sans s’opposer au sursis probatoire. La défense a plaidé la suspension du prononcé ou le sursis. L’arrêt sera rendu dans un mois.