Taxe Tobin: le CD&V s'interroge sur les réticences de Van Overtveldt

Le CD&V s'interroge sur les raisons des réticences qu'éprouve le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, à propos de la taxe sur les transactions financières que négocient dix pays européens. Le ministre s'est dit conforté de son côté par les analyses de l'Agence de la dette.

La taxe représenterait 0,01% des transactions financières mais, selon le ministre N-VA, telle qu'elle se présente aujourd'hui, elle ne correspond pas au prescrit de l'accord de gouvernement parce qu'elle aurait un effet négatif sur l'économie et les bons d'Etat.

"Je ne vois aucun obstacle d'après lequel ce ne serait pas conforme à l'accord de gouvernement ou ça perturberait fondamentalement le marché. Toute mesure fiscale a un impact sur le marché. Pourquoi est-ce que ça n'irait pas de travailler dans cette voie, alors qu'il y a déjà d'autres taxes qui ont un impact sur le pouvoir d'achat", a demandé le député Roel Deseyn (CD&V).

Le ministre a rappelé ses griefs, invoquant les arguments d'une directrice de l'Agence de la dette, Anne Leclercq, entendue mardi. La taxe "Tobin" pourrait diminuer la liquidité des bons d'Etat et pousser les investisseurs à demander une plus grande prime de risque. L'Agence ne dispose toutefois pas d'estimation précise. Toute augmentation de dix points de base des taux d'intérêt signifie 50 millions d'euros de charge d'intérêt en plus par an, a-t-elle fait remarquer.