À côté des « tergiversations, du gaspillage et des effets d’annonce de la majorité », le PS avait déploré, dans deux matières lui tenant à cœur – la mobilité et le social – que le relifting de la Maison de repos soit sans cesse reporté (« On travaille à la petite semaine, remplaçant une fois l’ascenseur en panne, une autre fois la cuisine… Ce n’est pas vraiment l’état d’amélioration qu’on attendait » dit Michel Devos), que le projet de résidence services n’avance pas et que celui de la Maison médicale semblait abandonné (« On voit bien qu’on l’a ajouté au budget en dernière minute, après notre conférence de presse ») et que peu de choses bougent – un comble ! – en matière de mobilité.

« Depuis le début de la législature, à part la nouvelle école d’immersion, peu de choses ont été réalisées estime le chef de file socialiste : « Mais nous croyons qu’un certain nombre de projets que nous jugeons prioritaires peuvent encore être mis en œuvre dans les trois ans ou devenir irréversibles. C’est pour cela que nous avons voté le budget extraordinaire. »

Didier Verdoncq (Écolo) regrette surtout « l’absence de ligne claire de conduite ». Les projets du MR, poursuit-il, « changent sans cesse de lieu, d’affectation, d’objectifs… C’est difficile de travailler dans ces conditions. » Un des sommets d’inefficacité, fut selon lui, le coûteux démontage, quelques mois après leur installation, des coussins berlinois au chemin d’Ellignies. parce qu’ils ne convenaient plus aux riverains qui les avaient réclamés.

Au cdH, Michel Delitte distribue les bons (travaux et constructions au niveau de l’enseignement « avec un bémol pour le dossier mal géré de l’école de Dergneau » ; le travail des conseils consultatifs des aînés, des jeunes et des enfants ; le marché fermier à Anvaing et le retour de la Foire commerciale) et les mauvais points : « des dossiers qui n’ont guère évolué depuis 2012 ou d’autres mal gérés engendrant des coûts supplémentaires pour la Commune donc les citoyens. Et de citer : les plans logement (« Depuis 2007, seuls deux logements ont réellement été créés par la commune à Arc mais à quel prix ? ») , les Maisons de village d’Œudeghien et Hacquegnies qui n’ont pas avancé « alors que les subsides ont été octroyés depuis belle lurette », le dossier de la salle du Palace, qui va être finalement abattue pour faire du logement « alors que la toiture et l’enveloppe extérieure ont été rénovées pour près d’un million », la gestion des anciens bureaux de police de proximité et celles du dossier de la ZACC Belle Eau (en partie en aléa d’inondation) ou de Frasnes-Centre (avec le PCA du Monceau, la revitalisation de la Grand-Place, la mobilité), la résidence services, la disparition de la Maison du Sucre, etc. « De plus, j’ai aussi l’impression que certains dossiers fort médiatisés sont parfois retardés en vue d’une réalisation dans une période plus électoraliste et en raison de la situation budgétaire de la commune… en rappelant que Frasnes figure parmi les Communes les plus endettées de sa catégorie. »