ENERGIE

Année 2015 en demi-teinte pour le photovoltaïque

Année 2015 en demi-teinte pour le photovoltaïque

Les Belges ont installé moins de panneaux photovoltaïques en 2015. Belga (Illustration)

A peine 53 MWc de nouvelles installations photovoltaïques ont été installés en 2015, en Belgique, ce qui représente un plus bas depuis 2008, selon l’association pour la promotion des énergies renouvelables (Apere).

Bien que ces chiffres sont encore provisoires et susceptibles d’être légèrement revus à la hausse, les 53 MWc de nouvelles installations photovoltaïques installées en 2015 constituent une diminution par rapport à 2014 où 65 MWc d’installations photovoltaïques avaient été installés dans les trois Régions du pays.

Sur les 53 MWc installés en 2015, 21 MWc l’ont été en Wallonie. On constate que les petites installations, d’une puissance de moins de 10 kWc, représentent 70% de la puissance installée l’année dernière. «Le marché belge survit grâce aux placements de petits systèmes, mais s’avère moribond pour les grandes installations», constate l’Apere.

Malgré cette faible croissance de la capacité installée, le photovoltaïque n’en a pas moins connu en 2015 l’année la plus productive en électricité photovoltaïque depuis 2009.

«Fruit de huit années d’équipement, le parc photovoltaïque belge (3.200 MWc) prend aujourd’hui une part significative dans le mix électrique. En 2015, selon les chiffres Elia, il a produit 3,2 TWh d’électricité solaire et couvert ainsi 4% de la consommation électrique belge totale. Cela représente l’équivalent de la consommation électrique de 900.000 logements», souligne encore l’Apere.

Sur les 3.200 MWc installés en Belgique, la Flandre se taille la part du lion (2.310 MWc ou 72%), devant la Wallonie (838 MWc ou 26%) et Bruxelles (51 MWc ou 2%).

Selon l’Apere, le secteur s’attend à une «légère reprise» étant donné l’engouement constaté pour les groupements d’achats de petites installations.

De son côté, la fédération des énergies renouvelables Edora demande au gouvernement wallon «de rassurer les investisseurs hésitants, de donner une image saine du photovoltaïque et de réaffirmer l’engagement politique», ce qui passe notamment par un cadre de soutien stable et une poursuite de la simplification du cadre administratif.