TÉLÉ

Arno a mis le « bazar » chez Laurent Ruquier

Samedi soir, Arno était invité sur le plateau de l’émission française «On n’est pas couché» pour la promotion de son nouvel album. L’artiste belge a une nouvelle fois fait le buzz.

Après avoir fait le buzz avec sa lettre ouverte à Donald Trump qui qualifiait Bruxelles de « trou à rats », Arno était l’invité samedi soir de l’émission On n’est pas couché sur France 2. Le chanteur belge venait y présenter son nouvel album, Human Incognito, et son rôle dans le film Préjudice.

Arno a répondu aux questions des chroniqueurs et du présentateur, Laurent Ruquier, avec son humour bien belge et son flegme coutumier. Aux questions sur son entente avec Stroame, il répond: «On mange parfois ensemble et on boit des trucs ensemble.»

Lorsque Ruquier rappelle au chanteur que le maestro a repris sa chanson «Putain, putain», Arno rétorque qu’il ne sait plus trop quand il l’a écrite: «C’était avant Coca Light, avant Coca Zero... en 80 ou 81...» Une réponse qui fait sourire le public de l émission.

 

«

L’adrénaline est quelqu’un qui ne m’a jamais trompé.

»

 

Le chanteur revient ensuite sur son lien avec le public et sa passion pour la musique: «C’est pour ça que je suis encore en vie. Quand je fais des concerts, c’est un truc entre le public et les musiciens... entre nous sur scène. Et quand on joue, c’est un bazar ensemble.»

L’attitude du chanteur étonne Laurent Ruquier qui va même jusqu’à insinuer sur le plateau télé qu’Arno est habituellement un grand amateur de bibine: «Je ne suis pas sûr que vous ayez beaucoup avant cette émission, c’est votre état...» Sans se départir de son flegme, le chanteur lui répond qu’aujourd’hui qu’il «est accro à l’adrénaline. L’adrénaline est quelqu’un qui ne m’a jamais trompé. (...) C’est une drogue que l’être humain fait lui-même. Avant de monter sur scène, c’est le bazar dans mon corps et mon esprit.»

Une énième référence au mot bazar que Ruquier saisi au vol: «Vous aimez le mot bazar...» Arno avoue alors qu’il se simplifie la vie en utilisant ce mot car «il y a des gens qui utilisent 150 mots pour s’expliquer.... Moi, je prends le bazar.» Mais pour Léa Salamé, l’explication n’est pas suffisante: «Mais c’est quoi pour vous le bazar? Car quand on vous lit, ça peut vouloir dire tout et n’importe quoi. Dans une interview, vous appelez votre sexe, le bazar...» Rebelote, le chanteur s’explique en reprenant son mot fétiche: «On ne va pas rentrer dans les détails, hein. Moi je suis né à cause d’un bazar.»

 

«

Dans ma famille, les femmes ont des ‘‘roberts’’ comme des bulldozers.

»

 

En réponse à une question de Laurent Ruquier, le chanteur explique ensuite pourquoi il mélange le français et l’anglais dans ses textes. Il rappelle que durant la guerre son père a vécu en Angleterre et que lui-même a eu des enfants avec une Française. Pour une fois, les chroniqueurs écoutent, ne lancent par leur venin habituel et rigolent avec le public aux propos du chanteur qui précise avoir «assez d’enfants» mais n’avoir pas «coupé son bazar» pour autant.

Aux questions lancées avec humour par le présentateur et les chroniqueurs, Arno répond toujours avec sérieux. Vous buvez du champagne ou du lait?», s’interroge Ruquier. «Dans ma famille, les femmes ont des ‘‘roberts’’ comme des bulldozers et j’ai été éduqué avec du lait». Nouveau fou rire du public et des chroniqueurs. «C’est incroyable, les vaches mangent de l’herbe et dans le temps, je fumais de l’herbe. (...) Quand je regarde une vache, je vois ma sœur car je suis taureau.»

«De temps en temps, vous vous foutez de notre gueule», lance au final un Laurent Ruquier riant aux éclats mais perdu et un peu sceptique face à cet ovni de la chanson belge. Léa Salamé tente ensuite de comprendre les convictions politiques et les propos du chanteur qui «répète toujours la même chose» durant les interviews en reprenant les phrases chocs employées par celui-ci comme: «Il y a plus de gauche dans un salon de coiffure que dans un parti de gauche.»

Arno aura quand même au droit à plusieurs éloges de la part des chroniqueurs son jeu d’acteur ainsi que sur ses chansons. Des chroniqueurs moins vindicatifs qu’à l’accoutumée... Ont-ils été intimidés par Arno? Il faut dire qu’il en impose notre chanteur belge. Sa prestation a en tout cas été saluée sur les réseaux sociaux.

Nos dernières videos