Stéphane Thebaut Séjour belge et déménagement

Stéphane Thebaut  Séjour belge et déménagement

Nathalie Guyon/FTV

Durant tout le mois de février, «La Maison France 5» installe ses quartiers dans notre plat pays le temps de quatre émissions (deux à Bruxelles, deux à Anvers).

Quand on demande à Stéphane Thebaut de parler de la fameuse «brique dans le ventre» qui serait propre au Belge, il commence par rire. «Ça ferait un excellent titre d’émission!» affirme le présentateur de La Maison France 5 en pensant au programme de la RTBF. «C’est un peu une émission jumelle, estime-t-il. Mais il n’y a pas eu de plagiat, nous sommes en très bons termes, ils nous ont même donné une adresse à Anvers quand on s’est fait planter sur un tournage.» Et le rapport du Belge à l’habitat alors? «Je dis toujours qu’on a 10 ans de retard par rapport à vous. Ça s’est peut-être un peu réduit au cours des dernières années, mais il y a toujours de bonnes idées à chiner chez vous.» Des inspirations à embarquer outre-Quiévrain qui ne sont pas toujours à piocher dans l’esthétique: «On est parfois confrontés aussi à une autre philosophie par rapport à l’habitat. Les quatre émissions ont par exemple pour particularité d’être chez des gens qui, sur un même lieu, on fait leur lieu d’habitation, un lieu de travail et un lieu d’exposition.»

Temporairement installée en Belgique en février, La Maison France 5 a déménagé de manière plus durable, dans la grille. Elle est désormais diffusée le vendredi en prime time, couplée à l’émission de jardinage Silence ça pousse. Une réponse à l’engouement autour de l’art de vivre et la décoration que d’autres chaînes traduisent par des programmes dont le journaliste désapprouve l’approche. «Ces émissions ne rendent service à personne. Chez les gens chez qui ils font des travaux, tout va se péter la gueule et les artisans qui font sérieusement leur travail à longueur d''année se retrouvent confrontés à des téléspectateurs qui s’étonnent des devis. C’est du spectacle, du cache-misère. […] Si Valérie Damidot est designer, je suis le dalaï-lama!»