TC Bruxelles - "Robert S. m'a demandé de rompre avec mon compagnon" (partie civile)

Une dame a témoigné, lundi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, de l'emprise qu'avait Robert S., fondateur de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC), sur elle. Celle-ci, ancienne membre de l'OKC, s'est constituée partie civile dans le procès de cette communauté, considérée comme une secte, et de plusieurs de ses dirigeants, dont Robert S. Une dizaine de personnes physiques et morales liées à l'OKC sont prévenues pour escroqueries, extorsions, faux, etc. Robert S., lui, doit également répondre de faits de viol.

"Un jour, Robert S. m'a demandé de rompre avec mon compagnon qui lui aussi faisait partie de l'OKC", a relaté une dame constituée partie civile. "Il intervenait dans ma vie privée. Mais j'ai obéi et j'ai rompu avec mon compagnon. Plus tard, j'ai fréquenté un autre homme et Robert S. m'a à nouveau demandé de ne plus le voir", a-t-elle dit. "En fait, il s'arrangeait pour que je rompe avec toutes mes relations. Il avait une emprise très forte sur ma personne", a-t-elle ajouté.

Depuis l'ouverture de ce procès, plusieurs dizaines d'anciens membres de l'OKC ont rejoint les bancs de la partie civile.

Parmi ces plaignants figurent certaines personnes qui ont grandi au sein de la communauté OKC et qu'on a appelées les "enfants oubliés de l'OKC". Confiés par leurs parents à des enseignants de ce groupe confessionnel, ces enfants ont grandi dans des monastères isolés, en France et au Portugal. Ils sont nombreux à venir raconter aujourd'hui au juge qu'ils ont été maltraités et abusés sexuellement dans ces endroits.

Néanmoins, les prévenus, des membres et des ASBL de l'OKC, doivent répondre d'autres types de préventions, notamment de nombreuses escroqueries.