Ismaël Saidi fait l'objet d'une plainte au pénal pour des litiges autour d'un film

Le réalisateur et scénariste Ismaël Saidi fait l'objet d'une plainte au pénal, déposée en 2014 par une comédienne belge dans le cadre de la co-production belgo-marocaine "Ahmed Gassiaux", pour des faits présumés d'organisation frauduleuse d'insolvabilité, a révélé mercredi le quotidien La Dernière Heure. L'information a été confirmée par son avocat Arnaud Carlot, qui précise que rien n'a été acté depuis son audition en mars 2015 par la police judiciaire fédérale. Il n'est pour l'heure ni inculpé, ni renvoyé devant un tribunal, mais l'affaire est toujours en cours.

Maître Arnaud Carlot parle de litiges dans la production d'un film et d' "acharnement", considérant l'ampleur médiatique inhabituelle dans ce type d'affaire au préjudice de son client.

L'actrice sous contrat Smart a été écartée après les essais maquillages, sans en avoir, selon elle, été dûment informée. Elle a réclamé au civil à l'asbl Balsamo Films présidée par Ismaël Saidi une indemnité pour préjudice à sa carrière, ainsi que l'intégralité du montant prévu pour ce rôle secondaire non presté.

En février 2012, le tribunal du travail de Bruxelles a condamné Balsamo Films pour inexécution fautive de convention. En décembre 2013, la cour d'appel a contraint l'asbl à verser près de 10.000 euros à la plaignante. L'association reprise entre-temps par un tiers n'avait pas été représentée en audience. Ne parvenant pas à retrouver la personne actuellement responsable de l'association et à faire exécuter le jugement, la comédienne a introduit une plainte au pénal pour organisation frauduleuse d'insolvabilité.

Dans le cadre du même film, selon la RTBF et le journal Le Soir, Ismaël Saidi a été condamné en appel en 2014 au Maroc pour un litige sur environ 33.500 euros. La somme avait été mise en dépôt auprès du tribunal. Ismaël Saidi accuse quant à lui le directeur de production Rachid Chkiri de vol et d'usurpation d'identité.