AUDERGHEM

1.000 espèces d’araignées et insectes au jardin Massart: «Un haut lieu de la biodiversité sur à peine 5ha»

1.000 espèces d’araignées et insectes au jardin Massart: «Un haut lieu de la biodiversité sur à peine 5ha»

1.000 espèces d’insectes et d’araignées, comme cette argiope frelon, ont été recensées en un an au Jardin Massart, à Auderghem. Ce qui en fait un «exemple de biodiversité». Isabelle SAUVAGE

1.000 espèces différentes d’insectes et d’araignées: voilà un beau record pour les 5ha du jardin Massart, à Auderghem. Un parc pourtant situé juste en bord d’E411...

Le jardin botanique Jean Massart, situé sur la commune bruxelloise d’Auderghem en lisière de la forêt de Soignes ne fait que 5 hectares. Mais les biologistes de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique y ont recensé en moins d’un an quelque 1.000 espèces d’insectes et d’araignées. «Ce jardin est un exemple de biodiversité», affirme Alain Drumont, entomologiste à l’IRSNB.

Le jardin a été créé en 1922 par le botaniste Jean Massart et comprend une très grande variété d’espèces animales et végétales indigènes ou exotiques.

Bruxelles Environnement a chargé l’année dernière l’IRSNB d’en inventorier les insectes et les araignées. Le cap des 1.000 espèces a été atteint en moins d’un an.

1.000 espèces d’araignées et insectes au jardin Massart: «Un haut lieu de la biodiversité sur à peine 5ha»
Le Jardin Massart, à Auderghem, ne fait pourtant que quelques hectares. Isabelle SAUVAGE

Un cinquième des espèces belges

«En comparant ces données avec celles fournies par d’autres inventaires, on réalise que ce petit terrain représente sans conteste un haut lieu de la biodiversité», conclut Alain Drumont. «En outre, certaines familles d’insectes herbivores sont représentées par un nombre particulièrement élevé d’espèces différentes.»

Ainsi, les biologistes ont recensé dans le Jardin Massart un cinquième de toutes les espèces belges de longicornes et de charançons. Pour les syrphides, c’est plus d’un quart de toutes les espèces belges, et pour les coccinelles, presque un tiers.

«Une telle richesse entomologique est exceptionnelle à Bruxelles et même en Belgique et mérite donc d’être bien protégée», ajoute Drumont. «En répétant cette étude d’année en année, les biologistes pourront analyser l’évolution de la qualité du site.»


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