EMPLOI

Réforme des pensions : « Tenir compte du genre dans les facteurs de pénibilité au travail »

Réforme des pensions : « Tenir compte du genre dans les facteurs de pénibilité au travail  »

Les métiers d’enseignante, d’infirmière, de caissière, par exemple, deviennent difficiles à exercer dans des circonstances particulières, détaille le Conseil. Thierry du Bois

Le Conseil de l’Égalité des Chances entre Hommes et Femmes demande au gouvernement de tenir compte, dans le cadre de la réforme des pensions, de la dimension de genre dans les facteurs de pénibilité au travail.

«Les facteurs de pénibilité sont encore aujourd’hui peu ou mal analysés, en tout cas ils font encore peu de cas des travaux exercés majoritairement par des femmes », selon le Conseil. «Ce n’est pas le métier qui en lui-même qui est ‘lourd’ mais les conditions de son exercice qui peuvent le rendre pénible voire difficile à exécuter durant de longues périodes de la vie active. »

Les métiers d’enseignante, d’infirmière, de caissière, par exemple, deviennent difficiles à exercer dans des circonstances particulières dès qu’ils se doublent de maux chroniques, de surcharge, de tension extrême, de harcèlement, détaille le Conseil.

Organe consultatif fédéral, le Conseil de l’égalité des chances demande notamment aux autorités «de procéder à une enquête auprès des secteurs féminisés (ceux qui occupent plus de 40% de femmes) afin d’examiner les conditions de travail, les facteurs de pénibilité, généraux et spécifiques y compris les facteurs psychosociaux, et d’en évaluer les risques en termes de temps de travail (rythmes, gestion, délais, horaires…), d’impact sur le physique et sur la santé mentale, sur la pénurie d’emploi… »

Nos dernières videos