Saint-Mard

Le cri indigné d’un père de Saint-Mard

Le cri indigné d’un père de Saint-Mard

Une des croix arrachées sur une tombe à Saint-Mard ÉdA – 3082436745

Alors que les avocats des parties civiles en ont terminé avec leurs plaidoiries, le juge Philippe Nazé autorise un des plaignants à prendre la parole, brièvement.

C’est un père de famille de Saint-Mard (Virton), dont la tombe a été dégradée par les malfrats en juillet dernier. L’homme, encore blessé au plus profond de sa chair, pousse un cri d’indignation: «Ils s’en sont pris à la tombe où était enterré notre fils de 8 ans. Ces jeunes gens sont venus blasphémer la tombe sans respect. Si l’on ne peut respecter un mort, alors comment peut-on respecter les vivants?»

Silence et émotion dans la salle.

Une défense périlleuse

Dans un contexte émotionnel aussi chargé, et devant tous ces habitants du sud de la province qui réclament une sanction et une juste réparation de la part de la Justice, il est évident très difficile pour les avocats de la défense de trouver des arguments en faveur de leurs clients.

L’avocate qui peut jouer dans un registre plus aisé est Me Romain, qui défend une jeune mère de famille de la commune de Rouvroy. Celle-ci, compagne d’un des «pilleurs des cimetières», s’est contentée de prêter son véhicule et d’y laisser les objets volés durant une nuit.

«Mais au départ, elle ignorait que sa voiture servirait à ces vols dans les cimetières. Elle s’est même indignée quand elle a appris cela», ajoute Me Romain, demandant une suspension du prononcé pour sa cliente.

Me Saussez, elle aussi, souhaite une suspension du prononcé, mais probatoire, pour son jeune client de 18 ans qui n’a fait que receler certains objets, avant la vente au ferrailleur.

Me Crosset estime que son client, qui a participé aux vols dans les trois cimetières, « a d’énormes regrets (il avait un job à l’époque) et a fait cela à la demande du principal prévenu».

Enfin, Me Moinet, avocat du principal prévenu toujours en prison depuis les faits de juillet, voudrait un sursis pour son client, pour tout ce qui excède la détention préventive. Mais il serait très étonnant qu’il l’obtienne.

Jugement le 4 février.


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