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De l'Egypte à New-York: le monde a fêté 2016

Petit tour des festivités de la nouvelle année à travers le monde. De l'Egypte à New-York en passant par la France, Hong-Kong ou encore le Brésil...

Sydney, décalage horaire oblige, avait ouvert la série des feux d'artifice marquant le passage à l'an 2016, avec un spectacle géant au-dessus de l'Opéra et pas moins de sept tonnes d'engins pyrotechniques.

A Hong Kong, des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées de part et d'autre de l'emblématique Victoria Harbour pour assister à un somptueux feu d'artifice.

En Europe, un maximum de précautions ont été prises pour faire face à tout risque d'attentat. Si les festivités ont été annulées à Bruxelles, la traditionnelle célébration du Nouvel An a été maintenue sur les Champs-Elysées à Paris, mais sous le signe de la sobriété, sans le traditionnel feu d'artifice, et sous la surveillance de 1.600 membres des forces de l'ordre. "Nous n'en avons pas terminé avec le terrorisme", a reconnu le président François Hollande dans ses voeux télévisés aux Français, insistant sur le fait que la "menace est toujours là" et "reste même à son plus haut niveau". Il s'est rendu en début de soirée au pied des Champs-Elysées, à la rencontre des forces de sécurité et de secours engagées sur le terrain pour cette nuit de la Saint-Sylvestre.

Un peu partout dans le monde, le passage en 2016 a également été accompagné de mesures de sécurité drastiques.

C'est le cas de Jakarta où les autorités indonésiennes vennaient de déjouer un projet d'attentat suicide prévu pour la nuit de la Saint-Sylvestre.

En Turquie, où un attentat suicide aurait aussi été déjoué à Ankara, les forces de l'ordre ont été placées en alerte maximale.

A Madrid, la police a prévu de limiter à 25.000 le nombre de personnes autorisées à aller sur la célèbre Puerta del Sol. "Toute la communauté internationale est menacée (...) mais je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'alarmer ni d'avoir des craintes excessives", a estimé le ministre espagnol de l'Intérieur, Jorge Fernandez Diaz.

A Moscou, l'emblématique Place Rouge, lieu de rassemblement pour le Nouvel An, était cette année pour la première fois fermée au public au moment du réveillon, là encore en raison de craintes d'attentats.

A Londres, quelque 3.000 policiers étaient mobilisés dans le centre-ville, où le feu d'artifice était tiré sur les bords de la Tamise.

La police italienne avait également prévu d'augmenter de 30% ses effectifs en service pour cette nuit, sans toutefois faire état d'une menace précise.

Après l'Asie et le Proche-Orient, des foules descendaient dans les rues en Afrique, en Europe et finalement en Amérique, pour célébrer les douze coups de minuit.

A Berlin, un million de personnes se retrouvaient porte de Brandebourg pour une grande fête de rue. Au Caire, où on cherche désespérément à faire revenir les touristes, d'importantes célébrations se tenaient devant les pyramides, avec de nombreux artistes invités.

Dans la bande de Gaza voisine, le groupe islamiste palestinien Hamas a toutefois interdit les fêtes du Nouvel An dans les lieux publics en invoquant un islam rigoriste.

Freetown, capitale de la Sierra Leone, pays d'Afrique de l'ouest récemment sorti d'une épidémie d'Ebola responsable de milliers de morts, fera tout pour redevenir une ville festive, tandis que deux millions de personnes se rassemblaient sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, pour débuter une année 2016 sous le signe des jeux Olympiques.

A New York, un million de personnes se retrouvaient, avec un important dispositif de sécurité, sur Times Square, où se produisaient notamment Demi Lovato et Jessie J. Le ministère américain de la Justice a annoncé jeudi qu'un jeune homme de 25 ans avait été inculpé pour un projet d'attaque au nom du groupe Etat islamique. Il visait apparemment un restaurant de Rochester, dans l'Etat de New York (nord-est) au moment du réveillon de la Saint-Sylvestre. Le jeune homme souffrirait de troubles mentaux, selon le ministère.