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«Sauvons nos routes»: un an après, nos routes loin d'être sauvées (Photos + Vidéo)

La campagne «Sauvons nos routes» fait le point, un an après son lancement. Et le combat pour de meilleures routes est encore loin d'être gagné...

Il y a presque tout juste un an, un appel à photographier «l’état lamentable» des routes wallonnes était lancé aux citoyens. Objectif, convaincre les autorités politiques d'investir davantage dans les travaux routiers. Ceci marquait les débuts de la campagne «Sauvons nos routes» organisée par la Fédération wallone des entreprises de voiries (FWEV).

Un an et des poussières plus tard, ses instigateurs font le point. Et le tableau n'est pas tout rose. Par la voix de Didier Block, secrétaire général, ils s'inquiètent de «l'attentisme des communes». En effet, ces dernières ont jusqu'à 2016 pour rentrer leur dossier de demande de subsides pour l'amélioration des voiries. Or, de nombreuses communes semblent freinées dans leurs investissements par la préoccupation immédiate de terminer l'année avec un budget à l'équilibre.

170 millions dormants?

Un mauvais calcul selon la FWEV qui y voit «une vision à très court terme, car toute dépense d’entretien de voirie qui a été reportée, fera grimper les coûts annuels d’entretien de 60 à 90 %. En croyant économiser de l’argent, les communes s’appauvrissent. L’absence d’investissement est d’autant plus interpelant que les taux d’emprunt sont actuellement historiquement bas.» 

Qui plus est, les communes auraient déjà reçu des subsides pour pallier l'état des routes. Des subisdes émanants du Fond d'investissement des communes qui seraient trop peu utilisés. Sur sa page Facebook, les responsables de «Sauvons nos routes» indiquent que «seules sept communes wallonnes ont actuellement utilisé la totalité de leur enveloppe en provenance du Fond d'investissement des communes. Et que, par conséquent, 170 millions d'euros de subsides dorment sur les comptes de communes!» 

Un chiffre qui interpelle quand, par ailleurs, la FWEV constate que «les communes sont parfaitement conscientes du mauvais état de leurs routes et leur donnent elles-mêmes une mauvaise appréciation : 6,5/10 en moyenne. Les communes du Hainaut estiment avoir les plus mauvaises routes de Wallonie (6,2/10), alors que les communes du Luxembourg se donnent la meilleure note : 6,8/10. Les communes du Brabant wallon, de Liège et de Namur se retrouvent elles entre ces deux notes (respectivement 6,6/10, 6,7/10 et 6,5/10).»  

Tout en faisant remarquer que «les communes manquent d’objectivité : elles estiment la plupart du temps que l’état des voiries des communes voisines est pire… sauf quand les communes voisines sont situées en Flandre ou dans un pays limitrophe, dans ce cas-là, les communes répondantes reconnaissent que les réseaux routiers sont meilleurs que chez elles.»  


Vidéo Sauvons nos routes 2015 par lavenir