BELGODYSSÉE

Un grand cru, des noms à retenir

Sophie Mergen et Églantine Nyssen sont les lauréates francophones de la Belgodyssée. Le roi a invité tous les candidats dans son palais pour la remise des prix.

Un grand cru. C’est de l’avis général la meilleure manière de qualifier cette onzième édition de la Belgodyssée, qui a vécu son épilogue ce jeudi lors de la remise des prix au palais royal de Bruxelles. Ce concours de journalisme (lire notre supplément spécial d’hier) permet à huit jeunes journalistes francophones et autant de néerlandophones d’exprimer leur talent en radio, en presse écrite et sur le web. Leurs reportages avaient pour thème commun les nouvelles formes de solidarité.

Le grand prix radio a été attribué à Sophie Mergen, qui termine ses études de journalisme à l’UCL. Elle s’est illustrée par un reportage sur une association bruxelloise qui fait du théâtre avec de jeunes musulmans pour déconstruire les idées reçues. «J’avais choisi ce thème avant les attentats de Paris et, malheureusement, il est devenu terriblement d’actualité», souligne la lauréate, encore sous l’émotion de ce qu’elle est en train de vivre. Elle repart avec un contrat de six mois à la RTBF, qui est à l’initiative de ce concours, soutenu par le Fonds Prince Philippe.

Six mois à la VRT, c’est le contrat qu’a remporté Claudia Frickel côté néerlandophone pour un reportage sur l’accompagnement sexuel aux personnes handicapées. Nul doute qu’on entendra encore parler de ces deux jeunes filles.

Une idée originale qui a plu

Pour la presse écrite, c’est dans Metro que les candidats néerlandophones ont publié leurs reportages. Et dans L’Avenir pour les francophones, qui avaient aussi à décliner leur sujet sur le web (www.lavenir.net/belgodyssee2015). C’est Églantine Nyssen, de Meux (près de Namur), qui a sorti son épingle du jeu en axant son reportage sur le vivre ensemble par le biais de l’habitat groupé. Une idée originale qui a plu au jury de L’Avenir.

L’un des objectifs du Fonds Prince Philippe est de jeter des ponts entre les communautés linguistiques du pays. C’est pourquoi il souhaite aussi récompenser la meilleure collaboration entre les candidats, qui ont travaillé en duos bilingues. Le Mouscronnois Nicolas Lowyck et l’Anversoise Janne Vandevelde ont remporté ce prix. Outre sa coopération efficace, Nicolas s’est aussi illustré par ses reportages sur le web, où il fait preuve d’une rare créativité. Un nom à suivre également…

Le roi parmi les jeunes

Une fois de plus, le roi, qui assiste depuis 10 ans aux remises de prix, s’est intéressé au parcours des candidats au cours du cocktail qui a suivi la cérémonie. «Il m’a posé beaucoup de questions, souligne Églantine Nyssen. On voit qu’il est attaché aux collaborations entre les deux communautés. Il écoute beaucoup.»

Même constat de la lauréate radio, qui a présenté un reportage «tout sonore» (sans intervention de sa voix). Un exercice difficile, mais payant. Elle a ces mots prouvant sa grande maturité: «Je savais que c’était un risque, mais c’est en prenant des risques qu’on y arrive…»


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