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Donald Trump en campagne, le best-of

Donald Trump en campagne, le best-of

- AFP

Les bientôt six mois de campagne présidentielle de Donald Trump aux États-Unis sont semés de controverses et de petites phrases incendiaires, dont voici un florilège.

Le milliardaire américain, en tête des sondages pour l’investiture républicaine devant 13 autres candidats, est spécialiste des phrases ambigües et décousues, et préfère souvent les allusions et questions à haute voix aux déclarations concises et claires.

Musulmans et Obama

«Il faut qu’ils le soient, il le faut […] Il faut beaucoup de systèmes, au-delà des bases de données» (à un journaliste de NBC qui lui demandait s’il était favorable à ce que les musulmans soient obligés de s’inscrire sur un registre, à Newton, Iowa, 19 novembre 2015)

«Donald Trump appelle à l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis jusqu’à ce que les élus de notre pays comprennent ce qui se passe» (communiqué, 7 décembre 2015)

«On peut être politiquement correct, mais jusqu’à ce qu’on détermine et comprenne ce problème au niveau de la menace dangereuse qu’il représente, notre pays ne peut pas être la victime d’attaques horribles par des gens qui ne croient qu’au djihad. Ces gens croient au djihad. Ils ne veulent pas de notre système. Ils n’ont aucun respect pour la vie humaine […] Nous devons être fermes et intelligents et vigilants, et nous devons nous intéresser aux mosquées» (Mount Pleasant, Caroline du Sud, 7 décembre 215)

«Suis-je moralement obligé de défendre le président chaque fois que quelqu’un dit quelque chose de mal ou de polémique sur lui? Je ne le pense pas» (après qu’un partisan a affirmé que Barack Obama était musulman et non-Américain, Twitter, 19 septembre 2015)

Les attentats de Paris

«Regardez Paris, avec les lois sur le port d’armes les plus restrictives du monde, personne n’avait d’armes sauf les méchants […] Personne n’était armé. On peut dire ce qu’on veut, s’ils avaient eu des armes, si nos gens étaient armés, s’ils avaient le droit de porter des armes, la situation aurait été très, très différente» (Beaumont, Texas, 14 novembre 2015)

«Il y a des zones dans Paris qui ont été radicalisées et où la police refuse d’entrer. Regardez Londres, d’autres endroits […] J’ai des amis à Paris. Ils veulent partir, ils sont pétrifiés» (Interview sur CNN, 8 décembre 2015)

Mexicains

«Lorsque le Mexique envoie ses gens, ils n’envoient pas leurs meilleurs éléments. Ils n’envoient pas des gens comme vous. Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes, et ils nous apportent leurs problèmes. Ils apportent de la drogue, ils apportent de la délinquance, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont des gens bien» (New York, 16 juin 2015)

Une journaliste

«Elle m’a posé plein de questions ridicules. On pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son… où que ce soit» (en parlant de la journaliste Megyn Kelly, interview sur CNN, 7 août 2015)

Les autres républicains

«Il dit qu’il a une maladie pathologique. Si vous êtes pathologique, il n’y a pas de guérison. Si vous agressez sexuellement des enfants, il n’y a pas de guérison. Ils ne peuvent pas vous en empêcher» (à propos du candidat rival Ben Carson, Fort Dodge, Iowa, 12 novembre 2015)

«Ce n’est pas un héros de guerre. C’est un héros de guerre parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui n’ont pas été capturés, je suis désolé de vous le dire, ok?» (à propos du sénateur John McCain, Ames, Iowa, 18 juillet 2015)