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Projet éolien de Boneffe: nouveau permis délivré, vers un 3e recours au Conseil d’État

Projet éolien de Boneffe: nouveau permis délivré, vers un 3e recours au Conseil d’État

Le projet d’origine prévoyait un méga parc de 12 éoliennes réparties sur la province de Namur et le Brabant Wallon. Le nouveau permis en prévoit neuf. ÉdA – 201958190358

Le collectif «Plaine de vie» se dirige vers un troisième recours au Conseil d’État contre l’arrivée de plusieurs éoliennes dans la Plaine de Boneffe.

Le collectif «Plaine de vie» se dirige vers une troisième procédure de recours au Conseil d’État à la suite du permis délivré par le ministre wallon de l’Aménagement du territoire Carlo Di Antonio le 16 novembre dernier pour l’implantation de neuf éoliennes dans le cadre du projet Eneco Wind prévoyant initialement l’installation de douze éoliennes dans la Plaine de Boneffe aux lieux-dits Grande Terre, La Tombale et Bois l’Abbé, entre les communes d’Eghezée (province de Namur), Ramillies et Orp-Jauche (Brabant wallon), annonce vendredi la porte-parole Fabienne Nicolas.

Une enquête publique s’était clôturée le 18 septembre dernier. Elle portait sur le complément d’étude d’incidences, réalisé à la suite de l’arrêt du Conseil d’État du 23 juin dernier, qui comprend une étude relative au bridage des éoliennes et au respect des normes de bruit.

Déposé pour la première fois le 14 septembre 2010, le dossier a été refusé par les fonctionnaires technique et délégué avant d’être autorisé en août 2011 par le ministre de l’Aménagement du territoire de l’époque, Philippe Henry. Le Conseil d’État a annulé le permis en mai 2012 avant que le ministre Henry ne reprenne un arrêté en juillet 2012. Le Conseil d’État a cependant finalement à nouveau décidé d’annuler ce permis.

Les raisons évoquées par les fonctionnaires étaient au départ que l’endroit était une aire d’entraînement pour les hélicoptères de la Défense et que la zone possédait un intérêt ornithologique. Natagora avait fait opposition à la dernière demande formulée.

Par ailleurs, les opposants et le Conseil d’État s’inquiètent du respect des normes de bruit.