BIEN-ÊTRE

Être en contact avec la nature pour réduire le taux de criminalité

Être en contact avec la nature pour réduire le taux de criminalité

Plus d’espaces verts est synonyme de plus de cohésion sociale et d’une criminalité moins forte selon cette étude britannique. RelaxNews

Alors que s’ouvre ce week-end la COP 21, cette nouvelle étude britannique révèle qu’être en contact avec la nature et les espaces verts apporte plus de cohésion sociale et moins de criminalité à un niveau local.

La présence de parcs et d’espaces verts au sein des villes contribuerait à une réduction de 4% de la criminalité selon cette étude qui a été publiée dans l’édition de novembre 2015 de la revue BioScience.

De nombreux travaux ont déjà montré que nature et niveau de bien-être étaient liés, mais cette étude d’envergure est la première à mettre en corrélation espaces verts et taux de criminalité.

Le Dr Netta Weinstein, chercheur à l’université de Cardiff au Pays de Galles (Royaume-Uni), et son équipe ont étudié les données de 2079 adultes âgés de 22 à 65 ans, ainsi que les bases de données relatives à l’occupation des sols de Grande-Bretagne (mesure objective) afin de comparer l’accès aux jardins, parcs, forêts, prés et terres cultivables avec la criminalité.

Les chercheurs ont pris en compte plusieurs variables pouvant interférer avec leurs résultats telles que la pénurie socio-économique, la densité de population, le taux de chômage, le statut socio-économique et le salaire hebdomadaire moyen.

Leurs conclusions indiquent que l’expérience faite du contact avec la nature (mesure subjective), mesurée à l’aide d’un questionnaire, pouvait expliquer 8% de la variation dans la cohésion sociale.

Il s’agit, pour le Dr Weinstein «d’une conclusion frappante étant donné que les variables explicatives comme le revenu, le genre, l’âge et l’éducation représentaient ensemble seulement 3% de variance».

Le rapport avec le crime était lui aussi étonnant, soulignent les chercheurs. Ces derniers ont en effet constaté que la mesure objective des espaces verts et terres cultivables disponibles d’accès dans le voisinage des volontaires étudiés représentait 4% de variance supplémentaire du taux de criminalité.

«L’incidence positive de la nature proche sur le soutien mutuel entre voisins peut décourager le crime, même dans des endroits où les facteurs de risque socio-économiques sont plus faibles», écrivent les chercheurs dans leur étude.

Selon eux, et au regard de l’importance politique accordée à la réduction de la criminalité qui était seulement 2 à 3% ces dernières années, de tels résultats pourraient encourager les politiques publiques à améliorer l’offre d’espaces verts et le contact avec la nature.

Contrairement aux services rendus par les écosystèmes et qui sont facilement mesurables (approvisionnement en eau, en nourriture), «les bénéfices apparents du contact avec la nature sur la cohésion sociale sont plus complexes à démêler et à mesurer», indiquent les auteurs.

La qualité et la quantité de temps passé en contact avec la nature sont donc synonymes de plus de cohésion communautaire, une qualité qui engendre à son tour plus de bien-être individuel et en retour, des contributions pour la société telles qu’une plus grande productivité de travail et des comportements plus responsables conclut cette étude.