PHOTOGRAPHIE

Il lui a fallu 6 ans et 720.000 essais pour obtenir ce cliché parfait d’un martin-pêcheur

Détermination. Voilà le mot qui colle au travail photographie d’Alan McFadyen, 46 ans, près d’un point d’eau en Écosse. Mais il a fini par l’avoir sa photo parfaite du plongeon d’un martin-pêcheur.

Les divers clichés pris par le photographe laissent bouche bée les amateurs de jolies compositions. Mais c’est bien pour la première photo de ce diaporama qu’Alan McFadyen s’est donné tant de mal.

Enfant, il y a 40 ans, son grand-père l’avait emmené à Kirkcudbright (Écosse), près d’un point d’eau où nichent des martins-pêcheurs. Fasciné par le spectacle, le petit garçon n’a jamais oublié sa visite dans cet endroit bucolique, au point d’y retourner une fois adulte pour débuter une série de photos sur ces oiseaux insaisissables. Et rendre hommage, d’une certaine façon, à son grand-père décédé en 1994.

Pendant 6 années, l’homme a passé une centaine de jours par an, plusieurs heures par session, à déclencher son appareil pour garder des traces des plongeons vertigineux des martins-pêcheurs.

Au final, plus de 4200 heures de travail et quelque 720.000 déclenchements plus tard, il obtient enfin le cliché pour lequel il s’est tant battu: un oiseau, le bec dans l’eau, figé sans une seule éclaboussure, en position bien droite, dévoilant ses majestueuses couleurs.

«C’est extraordinaire à quel point ils plongent rapidement», explique le photographe au Herald Scotland. «C’est presque comme une balle qui fuse vers l’eau. Je suis sûr que mon grand-père adorerait cette photo. Ma famille m’a dit qu’il aurait sûrement été très fier».

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