La ville de son premier roman

«Thudinienne de cœur», Mélissa Collignon, une jeune journaliste expatriée dans le Brabant wallon, a choisi la ville de son enfance comme cadre de son premier roman, «L’Avalant», sorti le 8 octobre. Un roman qui nous plonge dans l’univers des bateliers durant la seconde guerre mondiale.

Elle a beau avoir quitté sa «ville de cœur » depuis plusieurs années, Mélissa Collignon reste très attachée à la Thudinie. C’est – entre autres – pour cette raison qu’elle a choisi la ville de son enfance comme cadre de son premier roman. «Il s’agit d’une histoire d’amour sur fond de guerre », détaille-t-elle. «Quand je me suis demandé quel serait le sujet de mon livre, j’ai directement pensé à l’univers des bateliers dans la région. Petite, je passais mes vacances à voyager sur la péniche de mes grands-parents. On connaît ce qui s’est passé sur la terre ferme durant la guerre, mais quid de ces gens-là? Je me suis beaucoup documentée sur le sujet pour, au final, sortir un roman qui, je pense, est accessible à tous. » Et «L’Avalant», qui a connu un joli succès dès sa sortie, ne devrait pas être un one-shot pour la jeune journaliste de 34 ans. «J’ai déjà pratiquement fini d’écrire mon second roman. Il s’appellera Katharsis et sera totalement différent du premier puisqu’il s’agira d’un polar psychologique. J’aimerais aussi écrire une suite pour «L’Avalant». Ça se passerait au Bois du Cazier. Mais il faut d’abord que j’aille écouter de nombreux miniers pour me documenter. » Car la motivation de l’écrivaine reste intacte malgré les difficultés du métier. «L’Avalant représente deux ans et demi de boulot. Trouver un éditeur n’a pas été chose aisée mais je suis très contente du résultat. »